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Toulouse
Quatrième ville de France, traversée par la Garonne et le canal du Midi, Toulouse (en occitan : Tolosa) est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées. Elle est surnommée la ville rose en raison de la couleur du principal matériau de construction traditionnel local : la brique en terre cuite.
Ses habitants sont appelés les Toulousains.
Géographie
habitants
L'altitude moyenne est de 141 mètres.
La ville est située sur un coude de la Garonne qui provenant des Pyrénées s'oriente au Nord Est vers la Méditerranée , change de direction à Toulouse en se dirigeant au Nord Ouest vers l'Atlantique .
Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents à la Garonne :
- l’Ariège au Sud dominé par les coteaux pentus du Lauragais de Vieille Toulouse qui viennent dominer la ville sur le promontoire de Pech David .
- l'Hers-Mort qui se jette au Nord de Toulouse en une vaste plaine dite de de « Lalande » séparé à l’est du site même de la ville par une ligne faiblement accidentée, avec notamment les collines de Montaudran et de Jolimont .
- À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne .
Sur la rive Gauche entre la rivière Touch qui se jette au Nord de Purpan et l’actuel chaussée du Bazacle guet naturel aménagé, la courbe du fleuve a évolué contraignant l’implantation urbaine antique de la ville sur la rive droite plateau plus haut à l’abris des inondations .
Le canal du Midi qui reprend une course artificielle de la Garonne vers la Méditerranée remonte au Sud Est la vallée de l’Hers mort .
canal du Midi
La commune de Toulouse fait 11 830 hectares de superficie, c'est-à-dire un peu plus que Paris : 10 539 hectares .
Démographie
Au recensement de 2004, Toulouse est la quatrième ville de france avec 426700 habitants (population intra muros - cf. tableau ci-contre),la cinquième aire urbaine de france avec 964797 habitants (recensement 1999) et la sixième agglomération du pays avec 761090 habitants ( recensement 1999 )(après Paris, Lyon, Marseille, Lille et Nice-Cannes). C'est également le plus grand centre universitaire de province avec plus de 120 000 étudiants.
La population de la ville augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à un positionnement géographique intéressant (climat, situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques - Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise, terroirs midi-pyrénéens) et à une image fortement positive (qualité de vie, variété des filières de formation, positionnement socio-économique sur des industries et services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique...).
Climat
La ville bénéficie, de par sa position à l'intersection des influences océaniques et méditerranéennes, d'un climat tempéré doux d'automne au printemps et assez chaud et sec en été. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement mois fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).
Urbanisme
Europe
La ville est organisée en différentes zones à peu près concentriques :
- la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen âge ;
- la ville médiévale retranchée dans ses remparts ;
- les faubourgs du XVIIIe au XIXe siècle ;
- la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains basés sur des villages proches ;
Le cœur de ville s'est d'abord développé autour de la berge droite de la Garonne, au niveau du gué du Bazacle, seul moyen de franchissement naturel du fleuve. Cette berge est également celle qui est la plus élevée par rapport au fleuve, offrant ainsi une meilleure protection contre ses inondations. La position privilégiée de ce point d'inflexion du fleuve (qui vient du sud et part vers le nord-ouest) au contact de la vallée de l'Hers qui constitue un prolongement de voie naturelle de communication vers la mer Méditerranée au sud-est a fait de Toulouse un carrefour commercial.
Aux voies de communication que constituent les cours d'eaux naturels se sont ajoutés les voies radiales construites par l'homme reliant la ville aux marchés voisins dans toutes les directions : voie romaine de la Méditerranée aux Pyrénées à l'Aquitaine, Canal du Midi, liaisons routières et ferroviaires vers le nord (route de Montauban), vers le sud (route de Foix) et le sud-est (route de Muret), l'ouest (route d'Auch), l'est (routes d'Albi, de Castres).
Au centre-ville, globalement délimité par les boulevards qui ont pris la succession des anciens remparts, deux axes majeurs rectilignes ont été percés du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest au : ce sont les rues haussmaniennes (rue d'Alsace-Lorraine et rue de Metz, complétées par la rue Ozenne). Plus tard, avec la croissance des faubourgs au sud-est et à l'est, de nouveaux axes larges structurent la ville, et sont associés à la réalisation de trois parcs publics d'envergure (le Jardin des Plantes, à vocation botanique, le Jardin Royal et le Grand Rond). Les nouvelles voies sont les allées Jean Jaurès vers l'est, les allées Paul Sabatier, Paul Feuga et Saint-Michel au sud-est, qui ouvrent la ville vers l'extérieur et structurent des quartiers nouveaux à trame en quadrillage.
Un élément caractéristique de l'habitat, autrefois réservé aux maraichers en bordure de ville, est représenté par les petites [http://les-petites-toulousaines.com "toulousaines"] maisonnettes avec jardin, sans étage ni sous sol, mais pourvues d'un galetas et comportant une structure très définie. Elles disparaissent pour la plupart au profit d'immeubles de grande taille, sources de tensions psycho-sociales.
L'étalement urbain de Toulouse a été qualifié d'extrême, avec une densité de population relativement faible pour une ville de sa taille. Cependant, ce phénomène s'est beaucoup atténué : la ville est devenue un vaste chantier au point qu'on assiste à une dégradation de la qualité de vie qui donnait probablement aux toulousains le meilleur de leur santé paradoxale.
Le territoire de la commune étant particulièrement étendu, les trajets moyens sont longs, ce qui, combiné à une politique d'équipements routiers et autoroutiers tous azimuts, a contribué à rendre les déplacements en automobile majoritaires et à disqualifier les autres modes de transport. La construction de nombreux parcs de stationnement en centre-ville dans la décennie 1980-1990 a renforcé cette tendance, mais la construction de lignes de métro amorce un mouvement inverse.
Transports
décennie 1980-1990
L'organisation des transports en commun de la ville s'articule autour de deux lignes de métro inaugurées en juin 1993, un VAL et une ligne SNCF cadencée. En septembre 2003 la ligne C a été complétée par quatre stations intermédiaires en plus des trois initiales. En décembre 2003, la ligne A a vu la mise en exploitation de son extension de Jolimont à Balma Gramont, portant ainsi le nombre de stations à 18, et cela sur 12 km de lignes. Une seconde ligne de métro, la ligne B, du Nord au Sud devrait être mise en service début 2007, sur 15km et avec 20 stations. Voir Métro de Toulouse.
Un réseau de 64 lignes de bus en étoile permet de relier les quartiers périphériques au centre en rabattant autant que possible les usagers vers le métro, et 22 lignes de bus interurbains desservent les couronnes plus lointaines de la zone urbaine, le tout assuré par la SEMVAT, organisme mixte (privé et public) assurant l'exploitation du réseau dont les grandes lignes sont définies par le SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) devenu récemment Tisséo-SMTC. D'autres lignes de transport en commun en site propre sont en projet ou en cours d'achèvement, pour desservir des bassins d'emploi importants dans des communes périphériques (Blagnac, Colomiers, Labège) et limiter la congestion automobile sur les axes y menant depuis Toulouse (par exemple les lignes E et E' qui desserviront respectivement Blagnac centre & aéroconstellation et l'Aéroport International de Blagnac, ou la ligne F vers Muret).
Les projets d'urbanisme pour la ville commencent ainsi à étudier les moyens de réduire l'emprise de l'automobile au profit des transports en commun, du vélo et de la marche à pied, mais les délais nécessaires à une telle entreprise sont de l'ordre de quelques décennies.
Histoire
Muret
Toulouse existait dès l'époque romaine. Elle s'appelait alors Tolosa, et fut un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise .
Au Moyen Âge, la ville fut longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendirent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc.
Suite à la croisade contre les Albigeois le Languedoc est rattaché au roi de France en 1271 .
Pour plus de détails, l'histoire ancienne de Toulouse est racontée siècle par siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut épargnée par les combats, mais la résistance s'y développa fortement. Elle fut abandonnée par les troupes d'occupation allemandes peu après le débarquement de Normandie.
Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie vinrent s'installer à Toulouse. La ville devient préfecture de la région Midi-Pyrénées .
Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390350 habitants en 1999 pour atteindre les 426700 habitants en 2004 .
Voir Histoire de Toulouse. Histoire de Midi-Pyrénées.
Administration
Voir la liste des maires de Toulouse.
Les maires précédents étaient :
- 6 mai 2004 : Jean-Luc Moudenc
- 2001-2004 : Philippe Douste-Blazy (UMP), démissionnaire le 30 avril, suite à son accession au Gouvernement, en tant que Ministre de la Santé
- 1983-2001 : Dominique Baudis (UDF)
- 1971-1983 : Pierre Baudis
- 1958-1971 : Louis Bazerque
- 1944-1958 : Raymond Badiou
Toulouse est divisée en 15 ; voir aussi cantons de la Haute-Garonne :
- Le Canton de Toulouse-1 est formé d'une partie de Toulouse (26 342 habitants)
- Le Canton de Toulouse-2 est formé d'une partie de Toulouse (26 890 habitants)
- Le Canton de Toulouse-3 est formé d'une partie de Toulouse (36 207 habitants)
- Le Canton de Toulouse-4 est formé d'une partie de Toulouse (31 016 habitants)
- Le Canton de Toulouse-5 est formé d'une partie de Toulouse (26 686 habitants)
- Le Canton de Toulouse-6 est formé d'une partie de Toulouse (18 578 habitants)
- Le Canton de Toulouse-7 est formé d'une partie de Toulouse (28 578 habitants)
- Le Canton de Toulouse-8 est formé d'une partie de Toulouse et des communes de Balma, Beaupuy, Drémil-Lafage, Flourens, Mondouzil, Mons, Montrabé, Pin-Balma et Quint-Fonsegrives (46 383 habitants)
- Le Canton de Toulouse-9 est formé d'une partie de Toulouse et de la commune de Ramonville-Saint-Agne (42 467 habitants)
- Le Canton de Toulouse-10 est formé d'une partie de Toulouse (37 298 habitants)
- Le Canton de Toulouse-11 est formé d'une partie de Toulouse (29 456 habitants)
- Le Canton de Toulouse-12 est formé d'une partie de Toulouse (42 892 habitants)
- Le Canton de Toulouse-13 est formé d'une partie de Toulouse et de la commune de Colomiers (37 809 habitants)
- Le Canton de Toulouse-14 est formé d'une partie de Toulouse et des communes d'Aucamville, Castelginest, Fenouillet, Fonbeauzard, Gagnac-sur-Garonne, Launaguet et Saint-Alban (41 093 habitants)
- Le Canton de Toulouse-15 est formé d'une partie de Toulouse et des communes de Castelmaurou, Montberon, Pechbonnieu, Rouffiac-Tolosan, Saint-Geniès-Bellevue, Saint-Jean, Saint-Loup-Cammas et L'Union (51 774 habitants)
Enseignement supérieur et recherche
Les trois pôles universitaires sont :
- L'Université Toulouse I (UT1 - dite l'Arsenal) : sciences sociales, notamment avec l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse, le droit et l'économie.
- L'Université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse-II) : sciences humaines, disciplines artistiques et littéraires.
- L'Université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse-III) : médecine, pharmacie et sciences dures.
L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires.
Les principales grandes écoles :
- L'École Supérieure de Commerce de Toulouse (ESC Toulouse)
- L'École nationale vétérinaire de Toulouse
- L'École Supérieure d'Agriculture de Purpan
- Supaéro (ENSAE)
- L'ENAC
- L'ENSIACET
- L'ENSEEIHT
- L'ICAM
- L'INPT
- L'INSA
- L'ENSICA
- L'ENSAT.
Industrie
Agriculture, culture maraîchère
Comme la plupart des grandes villes situées en plaine alluviale, Toulouse a développé une culture maraîchère propre à lui permettre un approvisionnement régulier en produits frais. Ainsi, le sud-est et le nord de la ville sont des zones traditionnellement dévolues à ce type de cultures. Cependant, cette pratique tend à diminuer, les surfaces disponibles se réduisant sous la pression foncière.
Toulouse est aussi connue pour la culture de la violette, pour ses fleurs et son parfum.
Aéronautique et espace
La ville a un long passé historique lié à l'aviation, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, époque où les activités de ce type avaient été délocalisées dans cette zone alors considérée comme suffisamment éloignée des lignes de front traditionnelles. Latécoère dispose ainsi par exemple d'importants ateliers en pleine ville.
Capitale Européenne de l'Aéronautique et de l'Espace, et siège d'Airbus Industries, Toulouse est aussi avec Hambourg (Allemagne) l'un des deux pôles européens choisis par Airbus pour la conception, l'assemblage et les essais des avions de sa gamme, comme l'A380. L'usine est située à l'ouest de Toulouse, à cheval sur le quartier de Saint-Martin-du-Touch et la commune limitrophe de Blagnac. De nombreux chefs d'états et de personnalités l'ont visitée, dont notamment : le président français Jacques Chirac dans l'été 2002, le premier ministre chinois en 2003, la reine Élisabeth II du Royaume-Uni en avril 2004.
Le secteur spatial est quant à lui notamment représenté par le CNES dans le secteur public, et des sociétés comme SPOT Images (imagerie satellitaire), Astrium et Alcatel (constructeurs de satellites -charges utiles et modules de service-).
Chimie
Situé principalement dans la zone sud de la ville, le pôle chimique comprend des entreprises des secteurs de la chimie lourde (AZF : engrais azotés), des carburants, explosifs et feux d'artifices (SNPE, Ets Lacroix), de la chimie pharmaceutique, de la peinture (pigments)...
Le pôle chimique toulousain a connu une importante activité jusqu'à la catastrophe du 21 septembre 2001 : l'explosion de l'usine AZF a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégâts matériels considérables (Université de Toulouse-Le Mirail, quartiers Empalot, La Reynerie, Rangueil et l'hôpital psychiatrique Marchand en particulier).
Cette activité tend depuis à se réorienter vers de la chimie fine et la chimie pharmaceutique, jugées moins polluantes et moins menaçantes par la population.
Informatique
De nombreuses entreprises du secteur sont implantées à Toulouse, bénéficiant de la qualité de la formation universitaire et des grandes écoles locales. Notamment les SSII Atos Origin, Capgemini, Unilog, CS, Coframi et IBM.
La communauté d'agglomération du Grand Toulouse s'est dotée depuis fin 2001 d'une excellente infrastructure métropolitaine de télécommunications (IMT). Composée de 5 boucles totalisant 77 km de fibre optique l'IMT s'étend sur le Grand Toulouse du nord au sud et d'est en ouest autour de Toulouse, de Blagnac à Labège et de L'Union à Tournefeuille. Passant principalement par le métro toulousain, le Périphérique et le Canal du Midi. Chaque câble est composé de 144 fibres optiques noires, chaque paire de fibre offre une capacité de 2,5 Gb/s dans les deux sens.
Voir le site offciel de l'IMT dans les liens.
Météorologie
Le Centre National de Calcul de Météo-France est installé depuis 1982 à Toulouse.
C'est notament au sein de ce centre que sont effectués les prévisions météorologiques pour la France entière.
La Météopôle de Toulouse regroupe de plus le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM).
Médias
- Certaines télévisions sont installées à Toulouse :
- TLT est la télévision locale de Toulouse. Elle est installée à la nouvelle Médiathèque José Cabanis, à Marengo (à l'origine son siège était à Compans-Cafarelli).
- Tv Bruits sont des télévisions associatives qui émettent aussi à Toulouse.
- OC-TV est une télévision sur Internet
- France 3 Sud est la télévision régionale du Sud, ses studios sont situés à la Cépière.
- M6 a aussi un décrochage local à Toulouse.
- Toulouse abrite les studios des radios :
- Sud Radio
- le Mouv'
- Canal sud
- FMR, Radio-Radio (partagent la même fréquence)
- Booster Fm, Radio Plus (partagent la même fréquence)
- Pour la presse écrite, on trouve essentiellement le siège social du quotidien régional La Dépêche du Midi.
Culture
La vie culturelle toulousaine est riche :
- des apports liés à diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) ;
- de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine ;
- de la mouvance culturelle alternative ;
Théâtre
Toulouse a été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de Luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine.
Plusieurs scènes comme le Théâtre de la cité, le Grenier-Théâtre accueillent des pièces chaque année. La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante.
Musique
Les opéras sont proposés par le Théâtre du Capitole dont l'Orchestre National du Capitole de Toulouse s'est fait une réputation internationale dans le domaine de la musique classique, sous la direction de Michel Plasson.
Notons entre autres, la "halle aux grains", prestigieuse salle réputée pour son accoustique, et qui abritait jadis un marché.
Toulouse se défend bien sur la musique des années 80 et 90.
Dans un autre domaine, plusieurs artistes et groupes toulousains se sont fait une réputation nationale en chanson française comme :
- Claude Nougaro avec entre autres sa chanson intitulée Toulouse ;
- Emile et Images ;
- Zebda ;
- KDD
- Projet Facteur X
- Dadoo
- Sang-Mêlé
- Fabulous Trobadors
- Les Capitoliens
- [http://beautesvulgaires.free.fr/ "Les beautés vulgaires"]
N'oublions surtout pas la célèbre [http://cabinet.auriol.free.fr/Sons/mounpais.mp3 « Toulousaine »] du compositeur Louis Deffès. (chantée ici par Benjamin Auriol).
Spectacle
Salles :
- Le Bikini, petite salle mythique de Toulouse, de nombreux artistes de renom s'y sont produits. La salle à été soufflée lors de l'explosion d'AZF. Sa reconstruction au bord du Canal du Midi est prévue pour 2005, dans une configuration un peu plus grande (1200 personnes) ; dans l'attente, la salle des fêtes de Ramonville accueille la programmation.
- Le Zénith de Toulouse, plus grande salle couverte de France (9 000 pers.) après Bercy (15 000 pers.) ;
- Le Palais des Sports de Toulouse. Il a été entièrement rasé pour reconstruction, ses structures porteuses ayant également souffert de la catastrophe d'AZF ;
- L'église Saint-Pierre des Cuisines a été récemment ouverte comme auditorium et salle de spectacle.
Festivals :
- Piano aux Jacobins
- Printemps de septembre
- Houfastival
- Ça bouge encore
- Festival du cinéma d'Amérique latine
- Rio Loco
- Aiguill'ART
- Toulouse les Orgues
- Convivencia
- Le Forum de l'Image
- Festival N7
- Printemps de l'INP
Photographie
Toulouse les Orgues
La Galerie du Château d'Eau met en scène régulièrement des expositions photographiques. Jean Dieuzaide en fut un acteur renommé et souvent exposé.
Des événements autour de la photographie comme le « printemps de septembre » ou « le Forum de l'Image » sont également organisés sous forme de festivals.
Gastronomie
Au cœur du Sud-Ouest, Toulouse occupe une place stratégique à proximité de la Gascogne. Les restaurants de la ville servent donc de nombreuses spécialités à base de canard (gras de préférence). Cependant le plat qui est le plus connu est sans doute le cassoulet, à base de saucisse de Toulouse et de haricots blancs, alimentant une querelle ancestrale entre les partisans du cassoulet de Castelnaudary contre ceux du cassoulet de Toulouse sur ses origines et pour les départager en qualité gustative.
À noter aussi le Cachou Lajaunie, inventé en 1880 à Toulouse par Léon Lajaunie, pharmacien.
Monuments et lieux touristiques
Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand Secteur Sauvegardé de France (220 ha).
De nombreux lieux toulousains sont à découvrir en flânant. Le patrimoine de bâtiments religieux est particulièrement riche, avec quelques curiosités comme l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel.
Bâtiments et lieux publics remarquables
- le Capitole abrite l'Hôtel de Ville, sur la place du même nom ;
- le Donjon du Capitole (syndicat d'initiative) ;
- les quais et les berges de la Garonne ;
- le Bazacle ;
- le Jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal ;
- le Pont Neuf ;
- l'hôpital de la Grave et son dôme de cuivre ;
- le château d'eau ;
- le Canal du Midi ;
- le pont Saint-Pierre ;
- la place Wilson ;
- la Gare Matabiau ;
- l'hôtel du Vieux-Raisin.
Bâtiments religieux
- la basilique Saint-Sernin ;
- l'Église Notre-Dame du Taur avec son clocher-mur ;
- l'Église des Jacobins et son cloître ;
- la cathédrale Saint-Étienne ;
- la basilique de la Daurade ;
- la tourelle des Ursulines.
Musées
Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important, parmi ceux-ci, on peut citer :
- le Musée Georges Labit ;
- le Musée des Augustins ;
- le Museum d'Histoire Naturelle ;
- le Musée d'Art Moderne aux anciens Abattoirs ;
- la Cité de l'espace ;
- l'Hôtel d'Assézat (Fondation Bemberg) ;
- Goethe-Institut ;
- le Musée du Vieux Toulouse ;
- le Musée de l'Affiche ;
- le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation ;
- le Musée des Antiques de Toulouse (Musée Saint-Raymond) ;
- le Musée Paul Dupuy (Arts appliqués du Moyen Âge à nos jours).
Toulouse, ville de Sport
- Football : avec le Toulouse Football Club
- Rugby à XV : avec le Stade Toulousain
- Rugby à XIII : avec les Spacer's XIII
- Baseball : avec le Stade Toulousain BaseBall
- Volley Ball : avec le Spacer's de Toulouse Volley-Ball
Personnes célèbres nées à Toulouse
- Sylvain Augier (1954- ), animateur radio
- Laetitia Barlerin (1974-), docteur vétérinaire
- Georges de Caunes (1919-2004), journaliste (père de Antoine de Caunes et grand père de Emma de Caunes)
- Jean Dausset (1916- ), médecin
- Jean-Louis Debré (1944- ), homme politique français, président de l'Assemblée Nationale depuis le 25 juin 2002
- Louis Deffès (1819 - 1900) Compositeur (notamment de l'Hymne toulousain :[http://www.les-petites-toulousaines.com/La-Toulousaine.htm "O Moun Païs"])
- Marine Delterme (1969-), actrice
- Philippe Druillet (1944- ),dessinateur et scénariste
- Jean-Étienne Esquirol ( 1772 - 1840 ) , Psychiatre
- Carlos Gardel (1890-1935) acteur
- Ticky Holgado (1944-2004), acteur
- Gabriel Koenigs (1858-1931), mathématicien
- Marguerite Marin (1951- ), danseuse et chorégraphe
- Art Mengo (1962- ), chanteur
- Frédéric Michalak (1982- ), joueur français de rugby à XV
- Moos (1974- ), chanteur
- Claude Nougaro (1929-2004), chanteur, compositeur
- Fabien Pelous (1973- ), joueur français de rugby à XV
- Jacques Polieri (1928- ), metteur en scène
- Jean-Luc Reichmann (1960- ), animateur télé
- Antoine Rivalz (1667-1735),peintre
- Sébastien Roch (1972- ), chanteur, acteur (Hélène et les garçons)
- François Sorel (1969-), animateur radio
- Laurent Terzieff (1935- ), comédien
- Jacques de Tourreil en 1656 membre de l'académie française
- Jean Antoine Verdier (1767-1839) général de Napoléon
- Bernard Werber (1961- ), écrivain
Jumelages et accords de coopération
La ville de Toulouse est jumelée avec les villes suivantes (par ordre chronologique) :
- Tel-Aviv () depuis 1962,
- Atlanta () depuis 1975,
- Kiev () depuis 1975,
- Bologne () depuis 1981,
- Elche () depuis 1981,
- Chongqing () depuis 1981.
Elle a noué des accords de coopération avec :
- Ndjamena () depuis 1980,
- Saragosse () depuis 2000,
- Hanoï ().
Toulouse a aussi une ville d'adoption : Cinpiaturzii ().
Voir aussi
Liens internes
- Occitanie
- Grand Toulouse
- Communes de la Haute-Garonne
- Liste des rues de Toulouse
- Liste des fréquences radio
- Airbus
- AéroConstellation
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/France/R%c3%a9gions/Midi-Pyr%c3%a9n%c3%a9es/Haute-Garonne/Villes_et_villages/Toulouse/ Catégorie Toulouse] dans l'annuaire Dmoz
Catégorie:Commune de la Haute-Garonne
-
ja:トゥールーズ
ko:툴루즈
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
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Canal du Midi
Catégorie:Patrimoine mondial en France Midi Catégorie:Transport fluvial Midi
Midi
Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la Méditerranée. Il fournit avec le canal latéral à la Garonne une voie navigable (le canal des deux mers) de l'Atlantique à la Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.
Histoire
C'est le commerce du blé qui motiva sa construction. Construit au , de 1666 à 1681, sous le règne de Louis XIV, sous la supervision de Pierre-Paul Riquet, le canal du Midi est le plus ancien canal d'Europe encore en fonctionnement.
EuropeLe creusement de ce canal est une vieille chimère. La mise en œuvre de cet ouvrage est étroitement lié à la question de la navigation fluviale aux temps modernes. La gestion des fleuves est alors très difficile, et favorise la création de canaux. Il y en a alors trois types: canal latéral, canal de dérivation et canal à point de partage, ce dernier concernant le canal du Midi. Trente ans avant le commencement des travaux, l'étude d'un projet similaire avait été confiée à une assemblée dont le père de Riquet faisait partie. En 1666, Riquet résolut le principal problème : l’arrivée d’eau au point de partage. Colbert autorisa le commencement des travaux. Ceux-ci coûtèrent 17 millions de livres de l’époque, une somme avancée pour 40 % par le Roi, 40 % par la province et 20 % par Riquet lui même, qui en deviendra le propriétaire.
Louis XIV n'avait pas seulement ordonné la construction du Canal royal du Languedoc afin de faciliter le commerce. Néron, Auguste, Charlemagne, François Ier, Charles IX et Henri IV y avaient songé avant lui. Lorsque le roi reçut la proposition de Riquet, en 1662, il y vit l'opportunité de priver l'Espagne d'une partie de ses ressources, et l'occasion de marquer son règne d'une œuvre impérissable.
Pendant quinze ans, près de 12 000 ouvriers ont travaillé à cette réalisation. Le canal fut ouvert à la navigation en 1681, soit un an après la mort de l'ingénieur présidant à sa conception. L'étude était complexe, il s'agissait de résoudre de nombreux problèmes techniques, et de trouver l'eau pour remplir le sillon.
Pierre-Paul Riquet mit en place un système complet de collecte d'eau dans la Montagne Noire, connu sous le nom de « la rigole », et n'hésita pas à faire construire de nombreux ponts-canaux et tunnels.
Curieusement, le canal ne remplit pas vraiment son office. Le contexte économique et politique, les tensions de la guerre d'Espagne empêchèrent le développement économique que l'on avait escompté.
Caractéristiques
tunnel
tunnel
Le canal du Midi court sur 241 kilomètres entre Marseillan (au lieu dit Les Onglous où il débouche dans l'étang de Thau), près de Sète, et Toulouse. Il a été considéré par ses contemporains comme étant le plus grand chantier du .
Parmi les ouvrages d'art construits le long du canal on peut citer :
- l'écluse ronde d'Agde ;
- les écluses de Fonséranes et la Pente d'eau de Fonséranes à Béziers ;
- le Pont-canal d'Agen ;
- le Pont-canal de l'Orb ;
- le tunnel de Malpas sous l'oppidum d'Ensérune ;
- le seuil de Naurouze, le point le plus élevé ;
- les écluses de Castelnaudary.
Depuis 1996, il est classé dans la liste du patrimoine de l'humanité.
liste du patrimoine de l'humanité
liste du patrimoine de l'humanité
Plus fréquenté que la Seine, il assure à lui seul un cinquième du tourisme fluvial français, et 80 % des passagers sont étrangers, essentiellement des Allemands, des Suisses et des Anglais.
Voir aussi
Liens internes
- Pente d'eau de Montech
Liens externes
- [http://www.canaldumidi.com Canal du midi]
Bibliographie
- Hélène Vérin, La gloire des Ingénieurs
- Michel Cotte, Le Canal du Midi, merveille de l’Europe
OccitanL'occitan ou langue d’oc est une langue romane d’Europe. Elle est caractérisée par sa richesse, sa variabilité et par l’intercompréhension de ses dialectes. Elle est parlée par 2 à 10 millions de personnes en France, en Italie et en Espagne (selon les sources : et ). On estime, en France, à environ 7 millions les personnes qui la comprennent sans la pratiquer. Son aire d’expansion géographique couvre 32 départements du sud de la France, 12 vallées des Alpes piémontaises en Italie et le Val d'Aran en Espagne. L'occitan médiéval et le catalan médiéval constituaient une même langue.
Noms de l'occitan
On l'appelle parfois abusivement provençal. Ce dernier, en effet, est un dialecte de l'occitan (considéré par certains comme une langue distincte de celui-ci). L'occitan fut appelé autrefois, lenga romana, roman aux XIII et XIV s. (terme utilisé au XIX s. pour désigner l'ancien occitan), limousin au XIII s., mondin ou raimondin, gascon au XVI s., catalan, provençal aux XIII et XIX s. ; ou encore lingua occitana au XIV s., langue d’oc (voire occitanique, occitanien).
Les occitans n'ont jamais eux-même nommé leur langue. Ils disaient: "parli la lenga nòstra " (je parle notre langue) ou encore en Gascogne "Que parli" (je parle).
Malheureusement les locuteurs eux-mêmes utilisent la plupart du temps le terme de patois pour désigner leur langue. Le terme « patois », à connotation péjorative, désigne un charabia incorrect voire incompréhensible parlé par une population rurale, peu nombreuse, dont le niveau de culture est jugé inférieur à celui de la population parlant la langue d’Etat. L’occitan étant une langue à part entière, constituée depuis le latin parallèlement au français, et non pas un dialecte de ce dernier, le désignant réducteur « patois » est ici particulièrement inapproprié. Il a cependant contribué à ce que des générations d’occitanophones considèrent leur parler non pas comme une langue mais comme un « mauvais français » et s'empressent de l'oublier au profit de la langue française.
On pourrait mettre aussi cela sur le compte de l'étendue du territoire (qui se trouve sur 3 Etats la France, l'Italie et l'Espagne, ou encore sur l'incapacité des occitanistes à unifier la langue.
Cependant, de nombreux locuteurs persistent et de plus en plus de jeunes partent à la reconquête de leurs racines, découvrant que le patois du « papet » est en fait la langue des troubadours.
Régions occitanes
troubadours
- Aquitaine : sauf la partie bascophone des Pyrénées-Atlantiques à l’ouest du département et une petite partie de la Gironde en zone saintongeaise.
Il faut noter que le district urbain de Biarritz, Anglet et Bayonne est occitanophone d’origine ; cependant une importante population bascophone est apparue lors des migrations de l’époque de la révolution industrielle.
- Aragon : une toute petite région près du Val d’Aran et de la frontière française.
- Auvergne : il faut noter que la zone de la Marche et de la Basse-Auvergne ont connu un recul de l’occitanophonie.
- Centre : une très petite zone en bordure sud de la région.
- Languedoc-Roussillon : à l’exception de la majeure partie des Pyrénées-Orientales, où l’on parle catalan.
- Limousin.
- Midi-Pyrénées.
- Monaco : une forme d'occitan était probablement la langue parlée dans la principauté avant le XI siècle. (, et )
La langue monégasque, un dialecte ligure, est parlée dans certains vieux quartiers de la ville. Au XI siècle, une colonie ligure (italienne) s’y est installée. Dans cette zone de contact, le monégasque a été fortement influencé par le provençal.
- Piémont : région italienne dont seules des hautes vallées (Val de Suse...) sont restées occitanophones (nord-occitan). Le versant italien du col de Tende parle provençal. Dans la plupart de la région, on parle cependant italien et piémontais, un dialecte gallo-italique.
- Poitou-Charentes : ici l’usage de l’occitan a fortement reculé au profit du français, seule la Charente limousine a résisté.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur, sauf les vallées de la Roya et de la Bévéra et quelques isolats ligures (figoun) dans le Var et les Alpes-Maritimes : Biot, Vallauris, Mons et Escragnoles. Le mentonasque a un statut intermédiaire.
- Rhône-Alpes : le sud de la région est occitanophone : l'Ardèche (dans sa quasi-totalité) et la plus grande partie de la Drôme. En revanche, le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones de parlers intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones précocement. L’occitan fut la langue de la noblesse lyonnaise lors de l’apogée de la culture des troubadours.
- Val d'Aran : on y parle l'aranais, une forme du gascon qui y a un statut officiel. Le reste de la Catalogne parle catalan.
Nota : on a volontairement écarté les régions catalanophones, afin de se rapprocher de la définition la plus souvent admise de l’occitan. D’un point de vue « occitano-roman », les régions de Catalogne, Valence (en partie), les Baléares, l’Aragon (en partie catalanophone), la ville de l'Alguer en Sardaigne (une colonie isolée) et le Roussillon ainsi que l'Andorre seraient inclus.
Famille linguistique
L’occitan constitue avec le catalan le groupe occitano-roman.
occitano-roman
Jules Ronjat a cherché à caractériser l’occitan en s’appuyant sur 19 critères principaux et parmi les plus généralisés. Onze critères sont phonétiques, cinq morphologiques, un syntaxique, et deux lexicaux. On peut ainsi noter l’absence ou la rareté de voyelles fermées (en français standard : pâte, rose, jeûne). C’est une caractéristique des occitanophones grâce à laquelle on reconnaît leur accent « méridional » même quand ils parlent en français. Il existe aussi la non-utilisation du pronom personnel sujet (ex : canti, je chante ; cantas, tu chantes). On peut trouver encore d’autres traits discriminants. Mais, rien que sur les critères principaux, il existe sept différences avec l’espagnol, huit avec l’italien, douze avec le franco-provençal et seize sur dix-neuf avec le français.
L’occitan dans le monde
Des enclaves occitanophones ont été créées
- dans le sud de l’Italie à Guardia Piemontese (La Gàrdia ; Calabre)
- au Pays basque espagnol ([http://www.xarnege.com/artikuluak/colonies.htm Colonies gasconnes au Pays basque]) : Saint-Sébastien / Donostia (gascon parlé au centre de la ville jusqu’au début du XX siècle), Fontarabie, Pasajes
- en Allemagne (autour de Heil-Bronn dans le duché de Württemberg)
- en Argentine : notamment Pigüé (Province de Buenos Aires) [http://www.tenerunsitio.com.ar/portfolio/cistpigue/sitio/turismo/frances.htm présentation et histoire de Pigüé]
- au Chili
- en Uruguay
- au Mexique
- au Brésil
- aux États-Unis principalement dans des états de l’Ouest : Montpelier (Idaho), Oregon, Californie, mais aussi Valdese (Caroline du Nord), Montpelier (Vermont), Monett (Missouri); ainsi qu’en Louisiane dans la région de Baton Rouge de Arnaudville et de Houma où l’on utilise un parler cajun occitan [http://www.celia-violaine.net/cv2/louisiane.jpg Carte de la Louisiane occitane].
Certaines de ces enclaves parlent encore aujourd'hui l'occitan ou utilisent un dialecte local mêlé à de l'occitan.
Les différences entre l’occitan et le catalan
À un stade ancien, on peut estimer que catalan et occitan ne constituaient qu’une seule langue.
La différenciation s’est effectuée vers le milieu du XIII siècle sur des critères essentiellements politico-géographiques. En effet, le gascon est considéré comme un dialecte occitan, alors que le catalan, bien que plus proche des autres dialectes occitans d’un point de vue linguistique, est considéré comme une langue différente.
Ce n’est qu’en 1934 que les intellectuels catalans ont fini par proclamer solennellement que le catalan était distinct de l’occitan. ([http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/catalan.htm référence])
L’occitan et le catalan se distinguent par la manière d’écrire la langue (graphie). Les Occitans d’aujourd’hui ont majoritairement choisi d’utiliser une graphie proche de la langue médiévale (et des origines latines). D’autres avaient préféré franciser leurs graphies (Provençaux Avignonnais, école linguistique Gaston-Phébus en Gascogne...). Tandis que les Catalans ont choisi une graphie plus centrée sur leur manière de prononcer (pas de n final à català par exemple).
L’aspect politique, culturel et religieux est important aussi. La Catalogne, contrairement à l’Occitanie a bénéficié longtemps d’une indépendance étatique alliée à un fort développement économique. De plus, l’espace occitan est globalement défini par son appartenance à la France, le catalan est majoritairement défini par son appartenance à l’Espagne. Encore récemment les langues continuent d’évoluer séparément : le catalan est un ensemble de dialectes qui ont tendance à s’hispaniser au contact du castillan ; l’occitan, lui, a tendance à se galliciser au contact du français. Le poids important des langues espagnole et française dans le monde pèse lourdement sur les rapports de domination linguistique au sein de la France et de l’Espagne.
Il ne faut toutefois pas en conclure que l’occitan et le catalan soient très différents. Il existe une bonne intercompréhension entre catalanophones et occitanophones ; de plus, de nombreux rapprochements historiques, culturels et amicaux rapprochent ces peuples.
- L’ensemble géographique occitano-roman représente environ 23 millions de personnes sur un espace de 259 000 km² . Les régions ne sont pas égales face au pourcentage de locuteurs dans la langue. La France ne compte plus dans certaines régions qu’un quart de la population qui soit vraiment occitanophone (50 % de la population comprend la langue, sans pouvoir la parler couramment) . À l’inverse, la communauté autonome de Catalogne bat des records du nombre de locuteurs.
Origines de l’occitan
L’occitan est la plus centrale des langues romanes, à ce titre, les influences extérieures de la périphérie romane pouvaient empêcher sa naissance et son développement en n’en faisant qu’un lieu de passage tributaire d’une koinê extérieure, ou bien favoriser son développement en tant que langue véhiculaire spécifique. C’est cette deuxième possibilité qui s’est réalisée, favorisée par certaines circonstances qui ont donné à l’occitan son originalité :
- la structure orographique. L’espace occitan se caractérise par son emplacement au sein de barrières naturelles que sont la mer Méditerranée et l’océan Atlantique ainsi que les remparts naturels des montagnes : Massif central, Pyrénées, Alpes
- la présence de « marches séparantes » entre les populations: zones ultra-sèches, forêts épaisses séparant le nord du sud de la France (sauf aux abords de l'océan: la Brenne, la Sologne, le Bourbonnais, le Nivernais, la Bresse, le Jura central,...), marais ou landes impropres à l’agriculture et rebelles à toutes colonisations étrangères (régions entre Loire et Garonne, plateau désertique aragonais).
- la fixité et le faible mélange des « races » préhistoriques et protohistoriques
- leur moindre celtisation: populations celtes peu importantes mais la celtisation s'est implantée plus durablement que dans d'autres régions.
- une ancienne et longue romanisation : Jules César disait que les Aquitains pourraient apprendre aux Romains à parler correctement le latin. Selon M. Müller, « la bi-partition linguistique de la France commence avec la romanisation même »
- un lexique original : bien que celui de l’occitan se situe à mi-chemin entre le gallo-roman et l’ibéro-roman , il « possède [...] quelque 550 mots hérités du latin qui n'existent ni dans les parlers d'oïl ni en franco-provençal »
- une faible germanisation (contrairement au français ou au franco-provençal) : « le lexique francique » et son influence phonétique « s’arrête [...] assez souvent » au sud de la ligne oc/oïl
- l'Occitanie a toujours été un carrefour des langages, grâce à de nombreux échanges commerciaux. Ceci se retrouve dans un vocabulaire d'origines très variées. Le rabbin espagnol Benjamin de Tudèle décrit en 1173 l'Occitanie comme un lieu de commerce où viennent « chrétiens et Sarrasins, où affluent les arabes, les marchands lombards, les visiteurs de la Grande Rome, de toutes les parties de l'Égypte, de la terre d'Israël, de la Grèce, de la Gaule, de l'Espagne, de l'Angleterre, de Gênes et de Pise, et l'on en parle toutes les langues »
Langue occitane ou langues d’oc ?
Langues ou dialectes ?
L’utilisation du nom « occitan » et l’idée qu’il n’y a là qu’une seule langue est sujet à polémiques. Il est généralement admis qu’il existe une unité linguistique dépassant le cadre dialectal. Certains pensent cependant qu’il n’existe pas une, mais des langues d’oc, de la même manière que les langues d’oïl constituent une famille et non une langue unique. Toutefois, la différenciation entre une famille linguistique, une langue, un groupe dialectal, ou un dialecte, est parfois arbitraire, ce qui révèle la complexité de la linguistique. De même, pour certains, le gascon et le catalan posent aussi un problème de classification vu certains côtés ibéro-romans. « Il est difficile [...] de séparer le catalan de l'occitan si l'on n'accorde pas le même sort au gascon » . Ces langues sont regroupées sous la désignation de groupe linguistique occitano-roman.
Les différents dialectes de l’occitan sont :
- le limousin
- l’auvergnat
- le vivaro-alpin
- le gascon
- l’aranais est la variété de gascon pyrénéen en usage dans le Val d'Aran (en Catalogne), où elle a un statut de langue officielle.
- le languedocien
- le provençal
- le shuadit ou judéo-provençal est considéré comme éteint depuis 1977, disparition imputable à la Shoah. Toutefois, les travaux de René Moulinas, Les Juifs du Pape, montrent que les Juifs provençaux parlaient provençal comme leurs compatriotes chrétiens.
Les dialectes d'oc du nord-ouest : du Poitou, de la Saintonge, de l’Aunis et de l’Angoumois sont aujourd’hui disparus, remplacés par des dialectes d’oïl conservant quelques traits d’origine occitane (ex : le mot tarantelle pour désigner une araignée). De nombreux troubadours de la cour d’Aquitaine-Angleterre étaient originaires de cette région. La capitale de l’Aquitaine était Poitiers à cette époque. Richard Cœur de Lion, aquitain lui-même par sa mère, a composé des poésies en occitan à Poitiers.
Au centre, les zones intermédiaires entre le français et l’occitan ont été francisées : Marche et Basse-Auvergne.
Les dialectes du nord-est : le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones.
Langue unifiée
Il faut remarquer qu’à l’apogée de la civilisation occitane, du XI au XIIIe siècle, l’occitan était une langue bien plus unifiée qu’aujourd’hui. La koinê était une langue littéraire, mais aussi juridique et administrative, utilisée sur un immense territoire. On ne sait toujours pas à l’heure actuelle comment a pu se former cette langue très normalisée pour l’époque. En effet, une langue commune n’apparait jamais spontanément. Elle suppose une unification linguistique selon des critères plus ou moins arbitraires. Ces critères sont souvent consécutifs à une unification politique et administrative (ex : le dialecte de langue d'oïl parlé par le roi est devenu le français de référence, le dialecte toscan est devenu la norme pour l’italien). Cela n'a pas été le cas pour l'occitan. Il semblerait que le développement du commerce, et de précoces mouvements de population entre régions soient à l'origine de la koinê occitane.
La langue et ses atouts
Richesse du lexique
La comparaison en termes de nombre de mots avec les autres langues n'est jamais facile : il est rigoureusement impossible de chiffrer exactement le nombre de mots d’une langue (cf. Lexique pour une explication, ainsi que Lemme et Lexicalisation). On ne peut donc pas évaluer correctement le nombre de mots de l’occitan, tout comme les autres langues.
On avance un nombre d'environ 450 000 mots occitans courants, qui serait comparable à celui de l’anglais.
En français, les dictionnaires varient entre 50 000 et 100 000 mots courants .
Le magazine Géo affirme que la littérature anglo-américaine peut être traduite plus facilement en occitan qu’en français. A l’exception, bien sûr, de tous les termes modernes technologiques que l’occitan, comme les autres langues, a intégrés.
Là où la comparaison entre langues est intéressante, c’est quand on compare le contenu du lexique. Par exemple, il existe 128 synonymes pour signifier l’idée d’une terre cultivée, 62 pour marécages, 75 pour désigner un éclair, etc. . Ainsi, on voit que le vocabulaire de l’occitan est plus riche que celui du français en termes de mots décrivant la nature et la vie rurale.
La langue ayant subi une éclipse pendant la période d’industrialisation, la richesse du vocabulaire lié à la vie de cette époque est moins importante que celle de la période précédente. Ce phénomène est aggravé par le rabaissement de la langue au titre de patois.
Plus récemment, les occitanistes décidés à montrer que l’occitan est une langue vivante et riche ont développé un vocabulaire propre à un langage moderne (par exemple, web => oèb). Grace à eux, la survie de la langue n’est plus autant menacée. Sans eux, le vocabulaire aurait témoigné d’un retard préjudiciable quant à sa capacité à décrire le monde qui l’entoure dans ses réalités actuelles. Voir aussi
Apprentissage de langues étrangères
L’occitan prédisposerait aussi, selon les sources du magazine Géo, à l’apprentissage des langues étrangères. En effet, l’oreille humaine a la capacité d’entendre 24 000 hertz. Cependant, l’usage de la langue maternelle filtre et « déforme » les sons étrangers. Le français n’en perçoit que 5'000 hertz, tandis que l’occitan en perçoit 8'000 au minimum.
De plus, l’occitan est une langue romane centrale, ce qui facilite la compréhension des langues latines voisines : italien, espagnol, portugais... L’occitan est la langue romane qui a le plus de points communs avec les autres langues de la même famille. Ci-dessous, une comparaison de l’occitan (dialecte central) et d’autres langues latines :
Tableau de comparaison de langues romanes :
Il ne faut pas oublier que l’anglais a aussi reçu un vocabulaire latin, angevino-normand (langue d'oïl) et occitan. Il existe une certaine proximité de vocable entre l’occitan et l’anglais qui n’a jamais existé ou a disparu en français : jump (anglais) / jumpar (occitan), rave (party) / rèva (en français rêver), record / recordar (mais existait en ancien français : recorder), etc.
L’amélioration des connaissances en français
La maîtrise de l’occitan, comme celle d’autres langues romanes, entraîne un accroissement de la faculté de parler avec un langage varié en français.
Le français, notamment, a emprunté de nombreux mots d’origine occitane. Cependant, certains dictionnaires français sont mal renseignés au sujet de l’occitan. Ils peuvent se tromper d’origine ou de date d’apparition des termes. En fait, il ne faut pas oublier que l’occitan a servi de zone linguistique de transmission de termes venus du Sud de l’Europe ou du Maghreb. L’italien et le castillan, par exemple, ont fourni nombre de leurs mots au français en passant par l’occitan. Or, certains dictionnaires ne signalent que la langue-source en dernière analyse et non la langue à laquelle le mot a été emprunté. Les dictionnaires plus récents ou universitaires (Grand Robert, Trésor de la langue française) sont relativement à l’abri de ces erreurs.
À l’heure actuelle, certains mots occitans permettent de comprendre des mots en français dans un registre populaire, familier, commun ou bien relevé : abelha > abeille, balada > ballade. On peut aussi noter quelques autres mots de création occitane ou dont la forme occitane est à l’origine des mots en français: cocagne, flageolet, gabarit, mascotte, soubresaut, etc.
Langue évolutive
Tout comme dans les autres langues romanes, les emprunts au latin et au grec ancien permettent de créer de nouveaux mots très précis, par exemple pour un usage technologique ou scientique. De plus, l’Académie de la langue catalane étant très active, l’emprunt direct au catalan est facile et rapide à réaliser, au détriment cependant d’une autonomie de la langue occitane face aux évolutions de la société.
Les péripéties de l’occitan
Repères linguistiques
- Vers les années 800 à 900 : Premières apparitions de mots occitans dans des écrits en latin.
- 1002 : Premier texte connu entièrement en langue occitane.
- XI au XIII siècle : Apogée de la poésie lyrique occitane.
- 1539 : Promulgation de l'ordonnance de Villers-Cotterêts ; François Ier impose que la justice soit rendue et signifiée « en langage maternel français et non autrement ».
- 1756 : Parution du Dictionnaire languedocien-français de l'abbé de Sauvages.
- 1790 : Circulaire de l'abbé Grégoire sur les patois de France.
- 1791- 1794 : Lors de l'époque révolutionnaire française, première véritable politique linguistique visant à imposer le français dans toute la nation française (et dans tous les esprits révolutionnaires).
- 1802 : Traduction en occitan d'Anacréon par Louis Aubanel.
- 1804 : Fabre d'Olivet publie Le Troubadour, poésies occitaniques du XIII siècle (supercherie littéraire : l'auteur, talentueux, de ces textes « traduits », n'est autre que Fabre d'Olivet).
- 1819 : Publication du Parnasse occitanien de Rochegude.
- 1842 : Histoire politique, religieuse et littéraire du Midi de la France par Mary-Lafon.
- 1840-1848 : Publication par fascicules du Dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan) du docteur Honnorat.
- 1854 : Fondation du Félibrige par sept primadiers, parmi lesquels Frédéric Mistral, Théodore Aubanel et Joseph Roumanille.
- 1859 : Publication de Mirèio (Mireille), poème de Frédéric Mistral.
- 1885 : Publication du Tresor dóu Felibrige, de Frédéric Mistral, dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan : le sous-titre indique expressément que l'ouvrage « embrasse les divers dialectes de la langue d'oc moderne »).
- 1919 : Fondation de l'Escòla occitana.
- 1931 : La Catalogne retrouve un statut d'autonomie et soutient activement la langue occitane.
- 1934 : Des intellectuels catalans proclament officiellement la séparation du catalan et de l'occitan.
- 1935 : Publication de la Gramatica occitana (selon les parlers languedociens) de Louis Alibert.
- 1941 : Le régime de Vichy autorise l'enseignement des langues "dialectales", tels le breton ou l'occitan, dans les écoles primaires. Les langues ethniques officielles dans d'autres pays ne sont pas autorisées: corse (dialectes italiens), alémanique alsacien (dialecte allemand), franciques mosellan et alsacien (dialectes allemand), flamand.
- 1943 : Première chaire de languedocien à Toulouse.
- 1945 : Fondation de l'Institut d'Etudes Occitanes (I.E.O).
- 1951 : La "loi Deixonne" autorise, à titre facultatif, l'enseignement des langues régionales (cette loi, aujourd'hui abrogée, a été remplacée par d'autres textes, législatifs ou réglementaires).
- 1959 : Création du par | | |