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Renard

Renard

Le mot renard désigne différents mammifères carnivores de la famille des Canidés, souvent du Vulpes, proche du loup. Toutes ces espèces ont les points communs suivants :
- un museau allongé,
- des oreilles dressées,
- une petite taille (60 à 75 cm pour le corps, et 35 à 50 cm pour la queue),
- un poids compris entre 6 et 10 kg.

Vocabulaire


- Le renard glapit (extrait sonore).
- Le petit du renard est le renardeau.
- La femelle du renard est la renarde.
- Le renard pratique le mulotage pour chasser les rongeurs.

Étymologie

Jusqu'à la fin du et dans nombreux dialectes français, cet animal est appelé goupil. Renard n'est autre que le prénom donné à un goupil dans le Roman de Renard. Dans ces fables les animaux parlaient et portaient un prénom. Renard le goupil avait la réputation d'être très malin et pour cause le mot renard s'écrivait renart, jusqu'à milieu du et dérive d'un nom propre germanique Reginhart (formé de l'assemblage de ragin, conseil, et hart, fort). Peu à peu, le prénom de Renard c'est substitué au terme goupil. Le mot goupil vient, suivant une succession de formes altérées du bas latin vulpiculus, lui-même dérivé du latin classique vulpecula (petit renard), diminutif de vulpes (renard) en latin classique. (probablement du grec άλώπηξ : alopex)

Les espèces de renards

Le nom de renard est porté par de nombreuses s notamment du Vulpes, mais aussi des genres Cerdocyon, Otocyon (ou Renard à oreilles de chauve-souris), Pseudalopex et Urocyon.

Le renard commun, ou renard roux

Urocyon C'est l'espèce des Vulpes vulpes, la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits. Son principal prédateur est l'homme, qui le chasse pour sa fourrure, le plaisir et car le renard est vecteur de la rage. Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d'éradiquer la rage d'Europe de l'Ouest. Le renard était cependant encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu'à la mi-septembre 2004, date à laquelle cette pratique fut interdite.

Le renard polaire

Le renard polaire ou isatis (Vulpes lagopus) vit dans des milieux où les températures sont très basses en hiver. Il peut résister à des températures de -70° C. Sa faible taille et sa fourrure lui permettent de limiter la déperdition de chaleur. Sous chaque patte, il a une touffe de poils qui lui permet de s'isoler contre le froid. Sa fourrure blanche en hiver lui permet de mieux se confondre avec la neige, améliorant ainsi son camouflage. En été, son pelage est brun.

Le renard japonais

renard japonais La japonaise, Vulpes vulpes japonica, serait originaire d'Inde. Il se rencontre couramment en groupe. Il est appelé « 狐 » (Kitsune) en japonais. Il joue un rôle important dans le folklore nippon.

Le renard des sables

Sous ce terme, sont regroupés le renard tibétain (du genre Vulpes), le renard des sables saharien et le Fennec.

Les cousins du renard

Nous ne ferons que citer (car appartenant au genre Canis), le chacal africain, le coyote américain et le dingo australien qui occupent la même niche écologique

Mythes et folklore liés aux renards

Europe

Chez les peuples du nord de l'Europe, le renard est l'un des animaux emblématique de Loki. Par ailleurs, Renarde semblerait recouvrir une Dise / Matrone du Rhin. Selon certaines sources, il aurait guidée Orphée dans sa descente aux Enfers. Le renard est aussi le symbole des habitants la ville grecque de Messène. . En Europe les renards apparaissent dans plusieurs récits (mélangeant faits réels et fiction) où ils sont souvent persécutés. Au Moyen Âge, il est souvent dépeint en tant que membre du clergé, courtisant ses assistances, des moutons, qu'il peut à loisir croquer. Parmi les textes célèbres mettant en jeu le renard, on peut citer :
- Le Roman de Renart, datant du Moyen Âge.
- Les fables d'Ésope de l'antiquité grecque, qui inspirèrent Jean de La Fontaine au :
  - Le Corbeau et le Renard, montre un renard flatteur et trompeur.
  - Le Renard et la Cigogne, montre un renard penaud de s'être retrouvé piégé par la cigogne qu'il avait au préalable trompée.
  - Le Renard et les raisins, dépeint un renard qui feint de mépriser des raisins inaccessibles : « Ils sont trop verts » y dit-il.
- Dans Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, un renard apprend au Petit Prince la vraie valeur des choses et en premier lieu celle de l'amitié.

Amérique


- Son nom espagnol « zorro » est aussi celui d'un célèbre justicier masqué.

Japon

Japon, adjacent du temple bouddhiste de Nara]] Dans le folklore nippon, kitsune (le renard), tanuki et tengu sont les différentes formes d'un esprit magique polymorphe, appelé mononoke en tant que groupe. Les noms qu'ont leur donne sont souvent féminins, ce qui signifie que les kitsune sont perçues comme une notion féminine. Elles sont rusées, jouent des tours et sont douées de pouvoirs magiques. N'importe quel renard est censé devenir capable de changer de formes quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d'années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps et parallèlement de nouvelles queues lui poussent. Les kitsune sont souvent associées avec la divinité du riz Inari. Au départ les kitsune étaient les messagères d'Inari, mais les deux notions ont été assimilées au fil du temps l'une à l'autre. On trouve des kitsune à l'entrée des sanctuaires d'Inari. Les Kitsune sont reliées tant au rites shintos que bouddhistes. Les kistune sont sensées être douées de pouvoirs magiques important, comme la possession, la capacité de souffler du feu, ou d'ignition en frottant leurs queues les unes contre les autres. Elles pourraient aussi se manifester dans le monde onirique, créer des illusions, courber l'espace et le temps, ou rendre les gens fous. Il y a plusieurs type d'esprits kitsune, tels que les kitsune spectrales (Les Bakemono Kitsune de trois types : Reiko, Kiko or Koryo), ou les kitsune célestes (Tenko, les renard à neuf queues, agés de 1 000 ans). Les kitsune sont selon leur type, diaboliques (comme Kuko, le renard aérien) ou de bon augure (comme Genko le renard noir). Les kitsune sont souvent présents dans le folklore actuel, dans les mangas ou films japonais. Le plat japonais « kitsune udon » est une soupe udon qui contient du tofu cuit (atsuage), dont les kitsune sont réputés friands.

Dans les autres mythologies

De nombreux peuples ont remarqué les mœurs rusés du renard et les traduisent de manières différentes dans leurs récits mythologiques. Dans de nombreux pays d'Orient (Chine, Iran, Japon, Mongolie...), c'est un personnage double : la renarde est une horrible sorcière qui se déguise, le jour, en une superbe jeune fille parée de toutes les qualités, elle séduit les hommes et les entraine, la nuit, dans son antre, où elle leur fait subir mille vilénies...

Domestication

L'adoption de renards comme animaux de compagnie est proscrite dans la plupart des pays (hors élevage), eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal qui, outre la rage, est fréquemment parasité par des tiques, des puces, et véhicule des maladies néfastes à l'homme, notamment par ses excréments.
Il semble pourtant que cet animal s'apprivoise assez bien.

Liens externes


- [http://www.coyotes.org/kitsune/ Une page sur les kitsune et les renards (anglais)] ja:キツネ catégorie:mammifère (noms vernaculaires) Catégorie:Canidé Kitsune

Mammifère

Les mammifères (Mammalia) forment un taxon inclus dans les vertébrés, traditionnellement une classe, définie dès la classification de Linné. Ce taxon est considéré comme monophylétique. Les mammifères partagent des ancêtres communs avec les reptiles et les oiseaux (qui forment avec eux le taxon des amniotes). Les plus anciens fossiles connus datent d'environ 220 millions d'années au cours du Trias. La divergence avec les autres amniotes pourrait être plus ancienne. Les os de son oreille moyenne sont clairement séparés de ceux de sa mâchoire inférieure, trait qui, dans l'évolution des espèces, les distingue des reptiles. Comme son nom l'indique, (mammifère signifie « qui porte des mamelles », du latin mamma « mamelle »), les femelles de cette classe peuvent allaiter leur progéniture. Les glandes mammaires sont une évolution des glandes sudoripares qui donnent des champs mammaires chez les protothériens et de vraies mamelles chez les autres mammifères.
Le choix de Linné, de définir cette classe par la présence de glandes mammaires et non, par exemple, de poils, autre caractéristique de la classe, répond à la classification d’Aristote, qui avait repéré un ensemble de vertébrés quadrupèdes, vivipares et porteurs de poils. Mais cette classification d’Aristote avait l’inconvénient d’exclure les cétacés et les cheiroptères, qui étaient alors classés respectivement parmi les poissons et les oiseaux. La découverte des monotrèmes (p.ex. ornithorynques) est ultérieure (1798) à la définition de Linné (1758), mais elle a confirmé la pertinence de la classification opérée par le savant. Les mammifères sont des animaux homéothermes (à « sang chaud »). Leur température corporelle est normalement constante aux alentours de 36 à 39°C. Les jeunes, certains marsupiaux, monotrèmes, xénarthres, ainsi que les mammifères qui hibernent présentent des températures variables. Bien que les mammifères sont initialement adaptés à la vie sur la terre ferme, certains se sont secondairement adaptés à la vie en milieu aquatique ou marin. Contrairement, par exemple, aux crocodiles ou aux sauriens, et bien que leur forme puisse énormément varier selon les espèces, les membres des mammifères sont situés verticalement au-dessous du corps, le maintenant en général plus haut par rapport au sol. Le pelage est une formation dermique caractéristique qui sert à la régulation thermique. Les poils ont pu évoluer en piquants, en écailles, ou en plaquettes. Le cœur est parfaitement divisé en deux oreillettes et deux ventricules.

Phylogénie

Le tableau indique une division correspondant plus ou moins aux ordres. Comme dans toute phylogénie, celle-ci reflète le savoir courant. Dans les zones d'incertitudes, citons la position des taupes dorées (ou rats-taupes, chrysochloridés) et des tenrecs (tenrécidés) qui pourraient devoir être séparés des Insectivores. Le groupement des ordres placentaires entre eux est un sujet de recherche. Une hypothèse intéressante, mais à confirmer, est celle du groupement des afrothériens, qui regrouperait les restes d'une radiation s'étant déroulée sur le Gondwana à l'époque où il était séparé de la Laurasie. Les afrothériens regroupent les proboscidiens, les hyracoïdes, les siréniens, les tubulidentés, les macroscélides, ainsi que des familles classées dans les insectivores, les rats-taupes et les tenrecs et potamogales. Cette hypothèse regroupe des 'petits' groupes, et expliquerait d'une manière unifiée leur réduction, à savoir la compétition des autres mammifères lors de la reconnexion avec l'Asie. Selon cette hypothèse, une division ancienne des mammifères placentaires consisterait en quatre groupes, les afrothériens, les xénarthres (Amérique du Sud), les euarchontoglires (regroupant primates, dermoptères, scandentiens et glires) et laurasiathériens (chiroptères, cétartiodactyles, périssodactyles et insectivores strictu sensu), ceux-ci correspondant à la radiation en Laurasie.

Classification

La classification des mammifères est complexe. D'une manière simplifiée, on reconnaît trois grands groupes de mammifères, dont le regroupement correspond au type de placentation possédé par leurs représentants :
- Les protothériens. Ce nom désigne le fait qu'ils possèdent un placenta très imparfait. Il n'y a plus aujourd'hui que 3 espèces dans ce groupe : l'ornithorynque (Ornithorynchus anatinus), l'échidné australien (Zaglossus sp.), à courtes pattes et à long nez, et l'échidné d'Océanie (Tachyglossus sp.), à longues pattes et à nez court. Ces animaux pondent des œufs non cléidoiques. Les petits, après éclosion, sont allaités par la mère.
- Les métathériens ou marsupiaux. Ils ne sont plus représentés qu'en Australie, en Océanie et en Amérique du Sud. Leur particularité est de mettre au monde des fœtus qui ne sont pas à terme : ceux-ci doivent alors s'agripper aux poils pour rejoindre la poche ventrale, ou marsupium, où ils trouveront des mamelles qui les nourriront afin d'achever leur développement. Ce marsupium peut, selon les espèces, abriter le jeune plusieurs mois après que son développement soit arrivé à terme. Les représentants les plus connus sont les kangourous, les wallabies, les koalas, les opossums et les wombats. Seules quelques espèces d'opossums vivent en dehors de l'Australie. Sur cette dernière, les marsupiaux occupent l'ensemble des niches écologiques dévouées aux placentaires sur les autres continents : il existe des taupes marsupiales blanches, comme des rats-kangourous et des opossums arboricoles.
- Les euthériens ou placentaires. Ils regroupent l'ensemble des autres mammifères. Leur principale différence avec les deux premiers groupes est qu'ils possèdent un vrai placenta, plus ou moins décidué selon les espèces, qui a pour rôle de nourrir l'embryon et le fœtus.
- Liste alphabétique des genres de mammifères
- Liste alphabétique des noms vernaculaires de mammifères

L'étude des mammifères

La discipline qui étudie les mammifères se nomme la mammalogie. Vous pouvez consulter ici une liste de mammalogistes.

Référence


- [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=179913 ITIS 179913]

Voir aussi

Articles connexes


- Galerie des mammifères (photographies)
- eucaryote
- règne animal
- chordé
- vertébré
- tétrapode
- Arbre phylogénétique Catégorie:Mammifère ja:哺乳類 ko:포유류 ms:Mamalia simple:Mammal th:สัตว์เลี้ยงลูกด้วยนม zh-min-nan:Chhī-leng tōng-bu̍t

Canidé

ja:イヌ科 Catégorie:Canidé La famille des Canidés comprend des mammifères carnassiers aux molaires nombreuses, aux griffes non rétractiles comme les loups, les chiens, les chacals ou les renards. Cette famille a été créée par Johann Fischer von Waldheim (1771-1853) en 1817.

Liste des genres


- Atelocynus Cabrera, 1940 — Chien des buissons aux oreilles courtes.
- Canis Linnaeus, 1758 — loup, chien.
- Cerdocyon H[amilton]-Smith, 1839 — Renard crabier.
- Chrysocyon H[amilton]-Smith, 1839 — Loup à crinière.
- Cuon Hodgson, 1838.
- Dusicyon H[amilton]-Smith, 1839 — Loup des Falkland.
- Lycaon Brookes, 1827 — Lycaon.
- Nyctereutes Temminck, 1839.
- Otocyon Müller, 1836 — Renard à oreilles de chauve-souris.
- Pseudalopex Burmeister, 1856 — Renards d'Amérique du Sud.
- Speothos Lund, 1839 — Chien des buissons.
- Urocyon Baird, 1857 — Renard gris.
- Vulpes Frisch, 1775 — Renard. De nombreux auteurs suppriment le genre Alopex, contenant uniquement renard arctique ou isatis, Alopex lagopus (Linnaeus, 1758), et classent cette espèce parmi les Vulpes.

Vulpes

ko:여우 ja:キツネ catégorie:mammifère (noms scientifiques) Le Vulpes est celui des renards, animaux de la des canidés.
Ils se distinguent du genre canis notamment par leurs pupilles ovales. La position du fennec dans le genre Vulpes n'est pas évidente pour tous les auteurs il avait tout d'abord été placé dans un genre particulier Fennecus compte-tenu de ses particularités morphologiques. Certains auteurs en font un Canis.

Liste des espèces


- Vulpes bengalensis (Shaw, 1800) — Renard du Bengale.
- Vulpes cana Blanford, 1877. - Renard d'Afghanistan
- Vulpes chama (A. Smith, 1833). - renard du Cap
- Vulpes corsac (Linnaeus, 1768). - Renard des steppes
- Vulpes ferrilata Hodgson, 1842. - renard thibétain
- Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) — Renard polaire.
- Vulpes macrotis Merriam, 1888. - renard nain ou Renard - chaton à longues oreilles
- Vulpes pallida (Cretzschmar, 1827) — Renard pâle.
- Vulpes rueppellii (Schinz, 1825) — Renard de Rüppell ou renard famélique.
- Vulpes velox (Say, 1823) — Renard véloce.
- Vulpes vulpes (Linnaeus, 1758) — Renard rouge ou roux ou commun.
- Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) — Fennec.

Renard

Le mot renard désigne différents mammifères carnivores de la famille des Canidés, souvent du Vulpes, proche du loup. Toutes ces espèces ont les points communs suivants :
- un museau allongé,
- des oreilles dressées,
- une petite taille (60 à 75 cm pour le corps, et 35 à 50 cm pour la queue),
- un poids compris entre 6 et 10 kg.

Vocabulaire


- Le renard glapit (extrait sonore).
- Le petit du renard est le renardeau.
- La femelle du renard est la renarde.
- Le renard pratique le mulotage pour chasser les rongeurs.

Étymologie

Jusqu'à la fin du et dans nombreux dialectes français, cet animal est appelé goupil. Renard n'est autre que le prénom donné à un goupil dans le Roman de Renard. Dans ces fables les animaux parlaient et portaient un prénom. Renard le goupil avait la réputation d'être très malin et pour cause le mot renard s'écrivait renart, jusqu'à milieu du et dérive d'un nom propre germanique Reginhart (formé de l'assemblage de ragin, conseil, et hart, fort). Peu à peu, le prénom de Renard c'est substitué au terme goupil. Le mot goupil vient, suivant une succession de formes altérées du bas latin vulpiculus, lui-même dérivé du latin classique vulpecula (petit renard), diminutif de vulpes (renard) en latin classique. (probablement du grec άλώπηξ : alopex)

Les espèces de renards

Le nom de renard est porté par de nombreuses s notamment du Vulpes, mais aussi des genres Cerdocyon, Otocyon (ou Renard à oreilles de chauve-souris), Pseudalopex et Urocyon.

Le renard commun, ou renard roux

Urocyon C'est l'espèce des Vulpes vulpes, la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits. Son principal prédateur est l'homme, qui le chasse pour sa fourrure, le plaisir et car le renard est vecteur de la rage. Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d'éradiquer la rage d'Europe de l'Ouest. Le renard était cependant encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu'à la mi-septembre 2004, date à laquelle cette pratique fut interdite.

Le renard polaire

Le renard polaire ou isatis (Vulpes lagopus) vit dans des milieux où les températures sont très basses en hiver. Il peut résister à des températures de -70° C. Sa faible taille et sa fourrure lui permettent de limiter la déperdition de chaleur. Sous chaque patte, il a une touffe de poils qui lui permet de s'isoler contre le froid. Sa fourrure blanche en hiver lui permet de mieux se confondre avec la neige, améliorant ainsi son camouflage. En été, son pelage est brun.

Le renard japonais

renard japonais La japonaise, Vulpes vulpes japonica, serait originaire d'Inde. Il se rencontre couramment en groupe. Il est appelé « 狐 » (Kitsune) en japonais. Il joue un rôle important dans le folklore nippon.

Le renard des sables

Sous ce terme, sont regroupés le renard tibétain (du genre Vulpes), le renard des sables saharien et le Fennec.

Les cousins du renard

Nous ne ferons que citer (car appartenant au genre Canis), le chacal africain, le coyote américain et le dingo australien qui occupent la même niche écologique

Mythes et folklore liés aux renards

Europe

Chez les peuples du nord de l'Europe, le renard est l'un des animaux emblématique de Loki. Par ailleurs, Renarde semblerait recouvrir une Dise / Matrone du Rhin. Selon certaines sources, il aurait guidée Orphée dans sa descente aux Enfers. Le renard est aussi le symbole des habitants la ville grecque de Messène. . En Europe les renards apparaissent dans plusieurs récits (mélangeant faits réels et fiction) où ils sont souvent persécutés. Au Moyen Âge, il est souvent dépeint en tant que membre du clergé, courtisant ses assistances, des moutons, qu'il peut à loisir croquer. Parmi les textes célèbres mettant en jeu le renard, on peut citer :
- Le Roman de Renart, datant du Moyen Âge.
- Les fables d'Ésope de l'antiquité grecque, qui inspirèrent Jean de La Fontaine au :
  - Le Corbeau et le Renard, montre un renard flatteur et trompeur.
  - Le Renard et la Cigogne, montre un renard penaud de s'être retrouvé piégé par la cigogne qu'il avait au préalable trompée.
  - Le Renard et les raisins, dépeint un renard qui feint de mépriser des raisins inaccessibles : « Ils sont trop verts » y dit-il.
- Dans Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, un renard apprend au Petit Prince la vraie valeur des choses et en premier lieu celle de l'amitié.

Amérique


- Son nom espagnol « zorro » est aussi celui d'un célèbre justicier masqué.

Japon

Japon, adjacent du temple bouddhiste de Nara]] Dans le folklore nippon, kitsune (le renard), tanuki et tengu sont les différentes formes d'un esprit magique polymorphe, appelé mononoke en tant que groupe. Les noms qu'ont leur donne sont souvent féminins, ce qui signifie que les kitsune sont perçues comme une notion féminine. Elles sont rusées, jouent des tours et sont douées de pouvoirs magiques. N'importe quel renard est censé devenir capable de changer de formes quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d'années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps et parallèlement de nouvelles queues lui poussent. Les kitsune sont souvent associées avec la divinité du riz Inari. Au départ les kitsune étaient les messagères d'Inari, mais les deux notions ont été assimilées au fil du temps l'une à l'autre. On trouve des kitsune à l'entrée des sanctuaires d'Inari. Les Kitsune sont reliées tant au rites shintos que bouddhistes. Les kistune sont sensées être douées de pouvoirs magiques important, comme la possession, la capacité de souffler du feu, ou d'ignition en frottant leurs queues les unes contre les autres. Elles pourraient aussi se manifester dans le monde onirique, créer des illusions, courber l'espace et le temps, ou rendre les gens fous. Il y a plusieurs type d'esprits kitsune, tels que les kitsune spectrales (Les Bakemono Kitsune de trois types : Reiko, Kiko or Koryo), ou les kitsune célestes (Tenko, les renard à neuf queues, agés de 1 000 ans). Les kitsune sont selon leur type, diaboliques (comme Kuko, le renard aérien) ou de bon augure (comme Genko le renard noir). Les kitsune sont souvent présents dans le folklore actuel, dans les mangas ou films japonais. Le plat japonais « kitsune udon » est une soupe udon qui contient du tofu cuit (atsuage), dont les kitsune sont réputés friands.

Dans les autres mythologies

De nombreux peuples ont remarqué les mœurs rusés du renard et les traduisent de manières différentes dans leurs récits mythologiques. Dans de nombreux pays d'Orient (Chine, Iran, Japon, Mongolie...), c'est un personnage double : la renarde est une horrible sorcière qui se déguise, le jour, en une superbe jeune fille parée de toutes les qualités, elle séduit les hommes et les entraine, la nuit, dans son antre, où elle leur fait subir mille vilénies...

Domestication

L'adoption de renards comme animaux de compagnie est proscrite dans la plupart des pays (hors élevage), eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal qui, outre la rage, est fréquemment parasité par des tiques, des puces, et véhicule des maladies néfastes à l'homme, notamment par ses excréments.
Il semble pourtant que cet animal s'apprivoise assez bien.

Liens externes


- [http://www.coyotes.org/kitsune/ Une page sur les kitsune et les renards (anglais)] ja:キツネ catégorie:mammifère (noms vernaculaires) Catégorie:Canidé Kitsune

Renard

Le mot renard désigne différents mammifères carnivores de la famille des Canidés, souvent du Vulpes, proche du loup. Toutes ces espèces ont les points communs suivants :
- un museau allongé,
- des oreilles dressées,
- une petite taille (60 à 75 cm pour le corps, et 35 à 50 cm pour la queue),
- un poids compris entre 6 et 10 kg.

Vocabulaire


- Le renard glapit (extrait sonore).
- Le petit du renard est le renardeau.
- La femelle du renard est la renarde.
- Le renard pratique le mulotage pour chasser les rongeurs.

Étymologie

Jusqu'à la fin du et dans nombreux dialectes français, cet animal est appelé goupil. Renard n'est autre que le prénom donné à un goupil dans le Roman de Renard. Dans ces fables les animaux parlaient et portaient un prénom. Renard le goupil avait la réputation d'être très malin et pour cause le mot renard s'écrivait renart, jusqu'à milieu du et dérive d'un nom propre germanique Reginhart (formé de l'assemblage de ragin, conseil, et hart, fort). Peu à peu, le prénom de Renard c'est substitué au terme goupil. Le mot goupil vient, suivant une succession de formes altérées du bas latin vulpiculus, lui-même dérivé du latin classique vulpecula (petit renard), diminutif de vulpes (renard) en latin classique. (probablement du grec άλώπηξ : alopex)

Les espèces de renards

Le nom de renard est porté par de nombreuses s notamment du Vulpes, mais aussi des genres Cerdocyon, Otocyon (ou Renard à oreilles de chauve-souris), Pseudalopex et Urocyon.

Le renard commun, ou renard roux

Urocyon C'est l'espèce des Vulpes vulpes, la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits. Son principal prédateur est l'homme, qui le chasse pour sa fourrure, le plaisir et car le renard est vecteur de la rage. Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d'éradiquer la rage d'Europe de l'Ouest. Le renard était cependant encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu'à la mi-septembre 2004, date à laquelle cette pratique fut interdite.

Le renard polaire

Le renard polaire ou isatis (Vulpes lagopus) vit dans des milieux où les températures sont très basses en hiver. Il peut résister à des températures de -70° C. Sa faible taille et sa fourrure lui permettent de limiter la déperdition de chaleur. Sous chaque patte, il a une touffe de poils qui lui permet de s'isoler contre le froid. Sa fourrure blanche en hiver lui permet de mieux se confondre avec la neige, améliorant ainsi son camouflage. En été, son pelage est brun.

Le renard japonais

renard japonais La japonaise, Vulpes vulpes japonica, serait originaire d'Inde. Il se rencontre couramment en groupe. Il est appelé « 狐 » (Kitsune) en japonais. Il joue un rôle important dans le folklore nippon.

Le renard des sables

Sous ce terme, sont regroupés le renard tibétain (du genre Vulpes), le renard des sables saharien et le Fennec.

Les cousins du renard

Nous ne ferons que citer (car appartenant au genre Canis), le chacal africain, le coyote américain et le dingo australien qui occupent la même niche écologique

Mythes et folklore liés aux renards

Europe

Chez les peuples du nord de l'Europe, le renard est l'un des animaux emblématique de Loki. Par ailleurs, Renarde semblerait recouvrir une Dise / Matrone du Rhin. Selon certaines sources, il aurait guidée Orphée dans sa descente aux Enfers. Le renard est aussi le symbole des habitants la ville grecque de Messène. . En Europe les renards apparaissent dans plusieurs récits (mélangeant faits réels et fiction) où ils sont souvent persécutés. Au Moyen Âge, il est souvent dépeint en tant que membre du clergé, courtisant ses assistances, des moutons, qu'il peut à loisir croquer. Parmi les textes célèbres mettant en jeu le renard, on peut citer :
- Le Roman de Renart, datant du Moyen Âge.
- Les fables d'Ésope de l'antiquité grecque, qui inspirèrent Jean de La Fontaine au :
  - Le Corbeau et le Renard, montre un renard flatteur et trompeur.
  - Le Renard et la Cigogne, montre un renard penaud de s'être retrouvé piégé par la cigogne qu'il avait au préalable trompée.
  - Le Renard et les raisins, dépeint un renard qui feint de mépriser des raisins inaccessibles : « Ils sont trop verts » y dit-il.
- Dans Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, un renard apprend au Petit Prince la vraie valeur des choses et en premier lieu celle de l'amitié.

Amérique


- Son nom espagnol « zorro » est aussi celui d'un célèbre justicier masqué.

Japon

Japon, adjacent du temple bouddhiste de Nara]] Dans le folklore nippon, kitsune (le renard), tanuki et tengu sont les différentes formes d'un esprit magique polymorphe, appelé mononoke en tant que groupe. Les noms qu'ont leur donne sont souvent féminins, ce qui signifie que les kitsune sont perçues comme une notion féminine. Elles sont rusées, jouent des tours et sont douées de pouvoirs magiques. N'importe quel renard est censé devenir capable de changer de formes quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d'années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps et parallèlement de nouvelles queues lui poussent. Les kitsune sont souvent associées avec la divinité du riz Inari. Au départ les kitsune étaient les messagères d'Inari, mais les deux notions ont été assimilées au fil du temps l'une à l'autre. On trouve des kitsune à l'entrée des sanctuaires d'Inari. Les Kitsune sont reliées tant au rites shintos que bouddhistes. Les kistune sont sensées être douées de pouvoirs magiques important, comme la possession, la capacité de souffler du feu, ou d'ignition en frottant leurs queues les unes contre les autres. Elles pourraient aussi se manifester dans le monde onirique, créer des illusions, courber l'espace et le temps, ou rendre les gens fous. Il y a plusieurs type d'esprits kitsune, tels que les kitsune spectrales (Les Bakemono Kitsune de trois types : Reiko, Kiko or Koryo), ou les kitsune célestes (Tenko, les renard à neuf queues, agés de 1 000 ans). Les kitsune sont selon leur type, diaboliques (comme Kuko, le renard aérien) ou de bon augure (comme Genko le renard noir). Les kitsune sont souvent présents dans le folklore actuel, dans les mangas ou films japonais. Le plat japonais « kitsune udon » est une soupe udon qui contient du tofu cuit (atsuage), dont les kitsune sont réputés friands.

Dans les autres mythologies

De nombreux peuples ont remarqué les mœurs rusés du renard et les traduisent de manières différentes dans leurs récits mythologiques. Dans de nombreux pays d'Orient (Chine, Iran, Japon, Mongolie...), c'est un personnage double : la renarde est une horrible sorcière qui se déguise, le jour, en une superbe jeune fille parée de toutes les qualités, elle séduit les hommes et les entraine, la nuit, dans son antre, où elle leur fait subir mille vilénies...

Domestication

L'adoption de renards comme animaux de compagnie est proscrite dans la plupart des pays (hors élevage), eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal qui, outre la rage, est fréquemment parasité par des tiques, des puces, et véhicule des maladies néfastes à l'homme, notamment par ses excréments.
Il semble pourtant que cet animal s'apprivoise assez bien.

Liens externes


- [http://www.coyotes.org/kitsune/ Une page sur les kitsune et les renards (anglais)] ja:キツネ catégorie:mammifère (noms vernaculaires) Catégorie:Canidé Kitsune

Mulotage


Photo : Pascal Robyns]] Le Mulotage est une technique de chasse utilisée par les renards. Elle consiste à sauter à pieds joints sur le rongeur. catégorie:chasse

Roman de Renard

Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux français des et s ayant pour héros des animaux agissant comme des humains.

Premières approches

Dès le siècle, la bourgeoisie a sa propre littérature, véritable satire sociale, avant la lettre. Elle est par essence malicieuse, pittoresque, parfois grivoise ou, à l'inverse, morale, mais le plus souvent réaliste. Il nous en reste essentiellement des fabliaux (
- Estula -
- Le lévrier et le serpent-
- Maître Pathelin-
- Moniage Guillaume -
- La Mort Artu : Anonyme du 13e siècle -
- Les belles amours du chevalier de Faublas...) et surtout le Roman de Renart. C'est une œuvre composée de courts récits indépendants, quelquefois en prose, le plus souvent en vers octosyllabiques. Écrit en français, langue romane d'où le nom roman, il en existe 27 branches rédigées, au cours des temps, par des auteurs différents. Il met en scène des animaux dont les deux principaux : le loup « Ysengrin » et surtout le goupil « Renart », le si célèbre héros. Le Roi-lion, lui, sert d'arbitre.Le récit a 80 000 vers,ils sont à rimes plates pour favoriser la citation de ces récits(c'était les troubadoures qui les racontaient sous diverses formes aux peuples parce que au moyen âge,très peu de gens savaient lire et écrire).

Interprétations

Ces textes satiriques ont des fonctions diverses :
- de critique sociale par l'attaque des classes dominantes ; parodie des chansons de geste et romans courtois, mêlée d'anticléricalisme. Ces classes dominantes, incapables de nourrir les petites gens.
- psychologiques (voire cathartiques) : transgression de tabous religieux (Dieu est absent) ; alors que l'antagonisme central entre Renart et Ysengrin fait appel à la scène primitive (le viol de la louve). Attention, Renart dénonce (la faim, la violence, la bêtise...) mais ne propose rien : ce n'est pas son affaire ! Les œuvres les plus tardives (Renart le Bestourné (à l'envers) de Rutebeuf, ou l'anonyme Renart le Contrefait, (1319-1342) accentuent encore la satire. En fait pour certains, Renart, représenterait le petit peuple, toujours prêt à mille « jongleries » pour survivre ; Ysengrin : la bourgeoisie, lourde et patentée ; Grimbert, le blaireau : le clergé et Brun, l'ours : la noblesse. Pour d'autres (qui semblent aller encore plus loin), il s'agirait de la cellule primaire : la famille. Goupil serait la femme, un peu rusée, un peu sorcière et l'ours, l'éternel mari -fort et brutal- et toujours prêt à profiter mais finalement toujours berné. Une famille dont le patriarche, serait le lion ; le corbeau, la belle- mère ; l'ours: le beau-père, etc. D'ailleurs, ces rôles « traditionnels », se retrouvent, quasiment à l'identique, dans plusieurs autres cultures européennes (Finlande, Suède, Roumanie, Russie), ou même orientales (Chine, Inuits, Mongolie...). Les frères Grimm y voient une « épopée animalière (Thiersage) venue de Germanie via Tacite. Ce qui lui conférerait des racines indo-européennes ». Alors, les auteurs du Roman (seraient-ils), des peintres animaliers ? Non, peu leur chaut ; le monde des animaux, miroir du monde humain, sert avant tout à critiquer celui-ci. Les auteurs se moquent de tout, des chevaliers aux pèlerins, de la justice aux courtisans, montrant partout l'hypocrisie. Successeur d'Ésope, il préfigure les fables de La Fontaine. Et si en fin de compte, Renart, dans ce cycle interminable, avait créé un autre univers : le sien ? Bref, ces récits sont si riches que chacun peut y trouver ce qu'il y cherche ! De toute façon, c'est toujours Renart qui gagne...

Origines

Origine des noms


- Renard (ou Renart) est un nom de personne d'origine germanique : Raginhard (ragin = conseil + hard = dur). Faut-il le rappeler, le nom commun renard est au départ un prénom, et c'est la popularité du goupil, nommé Renart qui en a fait peu à peu un nom commun.
- Dérivés :
  - Raynard, porté notamment en Vendée, Puy-de-Dôme et la région lyonnaise. Variantes : Raynart, Rainart (06), Rainard (79, 86).
  - Regnard, porté notamment dans l'Yonne et la Somme, c'est un nom de personne d'origine germanique identique à Renard. Variantes : Regnart (51, 80) ; Réginard.
  - Reynard, porté dans la région lyonnaise et le Vaucluse.
- Dans le poème de Nivard de 1148, plusieurs animaux retrouvent un nom fixé, de longue date, par la tradition. Ce sont : Reinardus le goupil, Balduinus l’âne, Bruno l’ours. Le nom des autres animaux ne reparaissent plus... inventés pour la circonstance, ils disparaîtront avec leur auteur.
- En Allemagne, de nos jours, Reinhart est un patronyme assez courant. D'ailleurs, nous retrouvons dans le « Glichezâre » : Reinhart pour Renart, Dieprecht pour Tibert, Diezelin pour Tiécelin. Par de singuliers échanges, ces termes d'origine mérovingienne (donc germanique) paraissent avoir ensuite été latinisés puis récupérés par le français, avant, d'être de nouveau germanisés puis enfin refrancisés définitivement (?).
  - Ainsi goupil vient du latin Vulpes mais les Francs lui préfèrent le terme mérovingien Reinhardt qui sera une première fois francisé en Reynard (ou Reynart), repris en allemand tel quel, latinisé en Reinardus puis Renardus avant d'être définitivement refrancisé en Renard ou Renart. Il faut l'avouer, c'est assez complexe et on pourrait facilement y perdre son latin.
- Quant à Ysengrin, Ysen-grin, il signifie en flamand « féroce comme le fer » ou « casque de fer ».

Origine des textes

Ces textes sont issus d'une longue tradition de récits animaliers en latin, notamment :
- L'Ysengrinus, ainsi que des fables ésopiques regroupées au Moyen Âge dans des recueils nommés « Isopets ». Elle peut se retouver dans :
- des contes populaires, sans doute très anciens pour quelques-uns (néolithiques ?)
- des auteurs latins (Ésope)
- des poèmes en bas-latin, surtout :
  - La Disciplina clericalis, recueil « d'exempla » (petits contes moraux) d'origine orientale composée en latin vers 1110 par Pierre Alphonse, médecin sépharade converti au christianisme. On y trouve des récits promis à un succès durable dans la littérature européenne comme la première élaboration connue du « Conte du loup et du renard dans le puits » (branche IV du Roman) ou des récits fournissant l'intrigue d'autres fabliaux célèbres.
  - lYsengrinus : 6 500 vers en distiques latins, où l'on trouve pour la première fois, le personnage de Reinardus) du clerc flamand Nivard de Gand qu'il écrivit en 1148-1149 sous le titre premier de « Renardus vulpes ».
- dans les récits de Marie de France, parus en 1152. Attention, le
Roman de Renart n'est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble disparate de récits en octosyllabes de diverses longueurs, appelés dès le Moyen Âge « branches » ; on en dénombre 25 à 27 de 300 à 3 000 vers, soit quelques 25 000 vers. La branche I, la plus ancienne (v. 1170) est attribuée à Pierre de Saint-Cloud. Dès le siècle les branches sont regroupées en recueils, apportant une certaine unité. Si le texte original, en français, s'est perdu, on en retrouve une première traduction en allemand en 1170, en Alsace, un trouvère nommé Heinrich der Glichezâre » (Henri l’Hypocrite) produisit un « Reinhart Fuchs » qu'il jurait autobiographique. Vers 1250, paraît « Reinaert de Vos », en flamand, composé en deux parties par deux auteurs différents, dont le premier, le trouvère Willem, qui travaillait en Flandre Orientale, était un poète au talent reconnu.

Les textes

Les auteurs identifiés

L'un des premiers auteurs connus en est Pierre de Saint-Cloud, érudit, qui fit paraître dans la première moitié du XII siècle
Les enfaces Renart (L'enfance de Renard - Branche II=). Tel quel, ce texte de près de 1100 vers est assez difficile à lire, en voici cependant un court extrait : :"Seigneurs, oï avez maint conte :Que maint conteres vos aconte, :Conment Paris ravi Helayne, :Les maux qu'il en ot et la paine, 4 :De Tristram qui La Chievre fist, :Qui assez belement en dist :Et fables et chançons de geste, :Romanz de lui et de sa geste," 8. Richard de Lison, est le second auteur clairement identifié

Les branches

Elles ont varié au gré des rééditions. :Branche I ;
Si conme Renart manja le poisson aus charretiers, (Comment Renard mangea le poisson des charretiers) , Jugement de Renart. Siège de Malpertuis. Renart Teinturier. :Branche II ; Les enfaces Renart, (L'enfance de Renard) de Pierre de Saint-Cloud. :Branche III ; Si conme Renart fist Ysangrin moine, (Comment Renard fit Ysangrin moine). :Branches IV-VI ; le Puits. Chanteclerc. la Mésange. Tibert. les deux prêtres, les Béliers, la Femme du vilain. :Branches VII-IX ; Renart et le corbeau. le Viol d'Hersent. L'éconduit (l'escondit). le Duel de Renart et d'Isangrin. le Pélerinage de Renart. :Branches X-XI ; Liétard. Renart et la mort de Brun. les Vêpres de Tibert. :Branches XII-XVII ; les Poissons dérobés. Moniage d'Isengrin et la pêche au seau. le Labourage en commun et la collaboration de Renart à l'œuvre du Roi Connin. la Confession de Renart. Isengrin et le prêtre Martin. Isengrin et la Jument. le Bacon enlevé. :Branches XVIII-XIX ; la Mort de Renart. Le Partage du lion. Renart médecin. :Branche XX ; Renart empereur. :Branche XXIV; La naissance de Renart (seconde version): « Lorsque Dieu eut chassé Adam et Eve du Paradis terrestre, il leur remit une baguette magique. Il leur suffisait d'en frapper la mer pour qu'apparaisse aussitôt un animal, Adam fit sortir de la sorte toute les bêtes utiles à l'homme, tandis qu'Eve peuplait la terre d'animaux cruels et sauvages. C'est ainsi que naquit Renart... »

Les personnages

Renart et Ysengrin

1250 Renart : est le goupil espiègle, personnage principal de ces récits. Complexe et polymorphe ( allant du bon petit diable redresseur de torts ( tel Zorro ), au démon lubrique et débauché ). Il incarne la ruse intelligente liée à l'art de la belle parole. Ses aventures mettent en scène un monde animal aux caractéristiques largement mais pas totalement anthropomorphiques :
la queue souvent dépasse de l'armure. Il eut un tel succès populaire que son nom deviendra nom commun, remplaçant, dans la langue parlée, celui de " goupil " qui tombera, peu à peu, en désuétude ( quoique des usages épisodiques en soient encore attestés de nos jours ). Messire Renart vit à Mauperthuis. Marié à Hermeline la " goupille ", il a au départ deux fils nommés " Percehaie " et " Malbranche " Plus tard, viendra un troisième fils nommé " Renardel ". Ysengrin : le loup bête et cruel, éternel ennemi de Renart, toujours dupé. Son épouse Dame Hersent la louve, fut jadis " violée " par Renard
- ; d'où une éternelle rancœur.
- En réalité elle très secrètement éprise de Renart, au point de laisser ce dernier lui faire l'amour.

Autres personnages

Personnages principaux

Noble, le lion
Fière, la lionne
Beaucent, le sanglier
Belin ( ou Bellyn ), le bélier
Baudoin ( ou Bokart ), l'âne : secrétaire du roi-lion
Brun (ou Bruno ou Bruin), l'ours (d'après la couleur de sa robe)
Chanteclair le coq
Couard, le lièvre
Eme, le singe : époux de Dame Rukenawe, la guenon
Hersent, la louve : épouse d'Ysengrin qui fut " violée " par Renart
Grimbert, le blaireau (le taisson) : cousin et défenseur de Renart ; c'est aussi son seul ami. Mais Grimbert ne serait-il pas l'éponyme de Fulbert, le chanoine ?
Grymbart, la renarde : sœur de Renart
Ermelyne ( ou Dame Hermelyne ), la brebis : épouse de Bellyn. Elle a 2 sœurs : Dame Atrote et Dame Weasel.
Dame Rukenawe, la guenon : épouse d'Eme, le singe et tante de Renart. Elle aura 2 gars : Bytelouse et Fulerompe que Renard s'empressera de croquer.
Tibert
, le chat
Ticelin, le corbeau

Personnages secondaires

Blanche, l’hermine (parfois confondue avec Hermeline)
Brichemer, le cerf : sénéchal
Bernard, l’âne
Corbant le freux et son épouse Dame Sharpebek
Coupée, la geline
Courtois (ou Courtoys), petit chien
Drouin, le moineau
Hubert, l’escoufle (milan)
Firapel, le léopard
Jacquet, l'écureuil
Dame Mésange, la mésange
Musart, le chameau : légat du Pape
Ordegale, femme castor
Pantecroet, la loutre
Roonel, le mâtin (gros chien)
Tardif, le limaçon
Vader de Lantfert : fils de Dame Pogge de Chafporte et de Macob

Personnages non (ou mal) identifiés

Maître Akeryn
Aue et Baetkyn
Abelquak
Dame Baue
Dame Julocke
Dame Slopecade

Recentrer le Roman dans l'histoire

Selon l'érudit Lucien Foule', sa composition s’échelonne de 1174 à 1250. Vingt-huit auteurs indépendants y ont collaboré, dont seulement deux ont tenu à nous transmettre leur nom. Ces écrivains ont réalisé une œuvre maîtresse, et à succès. Rutebeuf écrivit un Renart le bestourné, et Jacquemart Gelée de Lille, un Renart le Nouvel. Le Couronnement de Renart (anonyme) date de la seconde moitié du XIII siècle. Au XIV siècle, on réécrit deux fois Renart le Contrefait ; la première est l’œuvre d’un commerçant en épices ; la seconde, véritable somme ne compte pas moins de 40 000 vers (produits entre 1319 et 1342). En 2004, 4 fabliaux renardins ont encore été produits. Donc 9 siècles après sa naissance, Renart le malin vit toujours, tout au moins dans les livres ( et dans les cœurs ).

Adaptation télévisuelle

right En 1985, " le Roman de Renart " a été adapté assez librement et « modernisé » dans une série d'animation française appelée Moi Renart .

Voir aussi

Articles connexes


- Jacquemart Giélée
- Moi Renart : série télévisée d'animation jeannette

Bibliographie

Bibliographie française


- Elisabeth Schulze-Busacker, Renart, le jongleur étranger : analyse thématique et linguistique à partir de la Branche Ib, in Actes du IIIe Colloque International « Beast Epic, Fable and Fabliau », Münster 1980, Köln / Wien (Böhlau), 1982, p. 380-391.
- Réédition du Manuscrit de Cangé par Mario Roques, 1958.
- Réédition d'Honoré Champion, 1960 - 1983.
- Édition de Félix Lecoy d'après le manuscrit Cangé. 1999 [160 pages].
- Ed. L'Art - H Piazza 1966, couverture et ornements decoratifs par Jan-Loic Delbord, 204p
- Édition complète, Bibliothèque de la Pléiade, avril 1998.

Bibliographie non-française


- Anthony Lodge, The Earliest Branches of the « Roman de Renart », Editions Peeters, Louvain, Paris, 2001.
- The Romance of Reynard the Fox. Ed. and trans. Roy Owen. Oxford: Oxford UP.
- Antonio Domínguez, El Roman de Renard y la cuentística española : In Estudios en Homenaje al Dr. Antonio Beltrán Martínez, Zaragoza: Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Zaragoza, 1986. 953-68.
- Carlos García Gual, El Roman de Renard : carrera de un héroe anticaballeresco, In García Gual, Primeras novelas europeas. 2ª ed. Madrid: Istmo, 1988. 277-89. Catégorie:Conte français catégorie:littérature française Catégorie:Littérature médiévale

Vulpes

ko:여우 ja:キツネ catégorie:mammifère (noms scientifiques) Le Vulpes est celui des renards, animaux de la des canidés.
Ils se distinguent du genre canis notamment par leurs pupilles ovales. La position du fennec dans le genre Vulpes n'est pas évidente pour tous les auteurs il avait tout d'abord été placé dans un genre particulier Fennecus compte-tenu de ses particularités morphologiques. Certains auteurs en font un Canis.

Liste des espèces


- Vulpes bengalensis (Shaw, 1800) — Renard du Bengale.
- Vulpes cana Blanford, 1877. - Renard d'Afghanistan
- Vulpes chama (A. Smith, 1833). - renard du Cap
- Vulpes corsac (Linnaeus, 1768). - Renard des steppes
- Vulpes ferrilata Hodgson, 1842. - renard thibétain
- Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) — Renard polaire.
- Vulpes macrotis Merriam, 1888. - renard nain ou Renard - chaton à longues oreilles
- Vulpes pallida (Cretzschmar, 1827) — Renard pâle.
- Vulpes rueppellii (Schinz, 1825) — Renard de Rüppell ou renard famélique.
- Vulpes velox (Say, 1823) — Renard véloce.
- Vulpes vulpes (Linnaeus, 1758) — Renard rouge ou roux ou commun.
- Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) — Fennec.

Cerdocyon

Renard des savanesCatégorie:Mammifère (noms scientifiques)

Renard à oreilles de chauve-souris

catégorie:mammifère (noms vernaculaires) Le renard à oreilles de chauve-souris ou Otocyon (parfois Octocyon) est un mammifère carnivore de la famille des canidés.

Pseudalopex

Liste des espèces


- Pseudalopex culpaeus (Molina, 1782) — Loup de Magellan.
- Pseudalopex griseus (Gray, 1837) — Renard gris d'Argentine.
- Pseudalopex gymnocercus (G. Fischer, 1814) — Renard d'Aszara.
- Pseudalopex sechurae (Thomas, 1900) — Renard du désert austral.
- Pseudalopex vetulus (Lund, 1842) — Renard chenu. catégorie:mammifère (noms scientifiques)

Urocyon

catégorie:Mammifère (noms scientifiques) Le genre comprend deux espèces :
- Urocyon cinereoargenteus (Schreber, 1775) - renard gris.
- Urocyon littoralis (Baird, 1857) - renard gris insulaire.

Vulpes vulpes

Renard roux catégorie:mammifère (noms scientifiques)

Amérique du Nord

L'Amérique du Nord est un continent ou la partie l'hémisphère nord de l'Amérique, selon le point de vue. Elle se positionne à l'est de l'océan Pacifique, à l'ouest de l'océan Atlantique, au sud de l'océan Arctique et au nord de l'Amérique du Sud. Amérique du Sud Amérique du Sud Sur la partie continentale se trouvent trois grands pays de par leur superficie et leur population :
- le Canada,
  - de grandes îles se trouvent au large des côtes du continent et appartiennent au Canada : l'île de Vancouver et les îles de la Reine-Charlotte à l'ouest, l'île du Prince-Édouard , Terre-Neuve et l'île du Cap-Breton à l'est, et l'île d'Ellesmere, l'île de Baffin, et l'île de Victoria au nord ;
- les États-Unis,
  - y compris les îles Aléoutiennes et l'Alaska ;
- le Mexique. A l'extrême sud du continent se trouve l'Amérique centrale qui regroupe les pays suivants :
- le Belize ;
- le Guatemala ;
- le Honduras ;
- le Salvador ;
- le Nicaragua ;
- le Costa Rica ;
- le Panama. À l'extrême sud-est du continent on trouve une chaîne d'îles que l'on appelle les Antilles, ou les îles de la Caraïbe selon que l'on inclut les Bahamas ou non. Elles comprennent :
- Aruba ;
- les Bahamas ;
- Cuba ;
- les îles Caïmanes ;
- la République dominicaine ;
- la Dominique ;
- la Grenade ;
- la Guadeloupe ;
- les îles Turques et Caïques ;
- les îles Vierges britanniques ;
- les îles Vierges américaines ;
- la Jamaïque ;
- la Martinique ;
- Montserrat ;
- les Antilles néerlandaises ;
- Porto Rico ;
- Saint-Christophe-et-Niévès ;
- Saint-Vincent-et-les Grenadines ;
- Sainte-Lucie ;
- la Trinité-et-Tobago. Dans l'océan Atlantique :
- les Bermudes. Au nord-est du continent se trouve l'île du Groënland, la plus grande île du monde. Elle est partie intégrante de l'Amérique du Nord. Politiquement, c'est un territoire autonome du royaume du Danemark. Au large des côtes du Canada se trouve Saint-Pierre-et-Miquelon, un territoire rattaché à la France.

Géographie

Records


- Point culminant : Mont McKinley (6194 mètres) en Alaska
- La température la plus élevée a été enregistrée dans la Vallée de la Mort : le 10 juillet 1913, un record de 56,7 °C a été mesuré à Badwater.
- Le plus grand lac est le Lac Supérieur (83 000 Km²)
- Le point le plus bas est dans la Vallée de la Mort, à l'ouest des États-Unis.
- Les plus hautes dunes se trouvent dans le Colorado (Great Sand Dunes National Park and Preserve).

Faune

Mammifères


- Marsupiaux :
  - Opossum de Virginie (Didelphis virginiana), marsupial : à l'est des Rocheuses, de l'Ontario au Costa Rica
- Insectivores :
  - Taupe à nez étoilé (Condylura cristata), famille des taupes : à l'est des États-Unis et du Canada
- Chiroptères :
  - Rhinodolphe américain de Waterhouse (Macrotus waterhousii), famille des Phyllostomidés
  - Vespertilion à moustaches (Myotis mystacinus), famille des Vespertilionidés
  - Petit Vespertilion (Myotis lucifugus), famille des Vespertilionidés
  - Sérotine des maisons (Eptesicus fuscus), famille des Vespertilionidés : sud de Canada, États-Unis (sauf Texas et Floride du sud), Mexique
  - Chauve-Souris argentée (Lasionycteris noctivagans), famille des Vespertilionidés : Du sud-est de l'Alaska au sud du Canada. Absente du sud-ouest des États-Unis.
  - Chauve-Souris cendrée (Lasiurus cinereus), famille des Vespertilionidés : du Canada à l'Argentine en passant par les États-Unis.
  - Molosse brésilien (Tadarida Brasiliensis), famille des Molossidés : sud des États-Unis, de l'Oregon à l'Alabama, jusqu'en Amérique centrale.
- Edentés
  - Tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus), famille des tatous : sud des États-Unis, Mexique. Dasypus novemcinctus
- Carnivores
  - Hermine (Mustela erminea), famille des belettes : Canada, nord des États-Unis
  - Vison d'Amérique (Mustela vison), famille des belettes : Alaska, Canada, États-Unis (sauf dans les déserts)
  - Glouton (Gulo gulo), famille des belettes : Amérique du nord jusqu'au 37e parallèle nord.
  - Blaireau américain (Taxidea taxus), famille des belettes : Sud-ouest du Canada, ouest des États-Unis, Basse-Californie
  - Skonse rayé (Mephitis mephitis) : Canada (sud de la baie d'Hudson), États-Unis et nord du Mexique.
  - Raton laveur (Procyon lotor), famille des ratons : Sud de Canada, États-Unis (sauf quelques régions des Rocheuses), Mexique.
  - Loutre de mer (Enhydra lutris) : sud de l'Alaska, côte Pacifique
    - sous-espèce californienne en voie de disparition : Enhydra lutris nereis
  - Coati à queue annelée ou Coati Sud-Américain (Nasua nasua), famille des ratons, Arizona, Nouveau-Mexique, Mexique
  - Ours brun (Ursus arctos) : ouest de l'Amérique du Nord
    - Ours kodiak en Alaska
  - Ours noir d'Amérique (Ursus americanus) : Alaska, Canada, États-Unis jusqu'en Floride
  - Ours blanc : régions arctiques du Canada et de l'Alaska
  - Coyote (Canis latrans), famille des canidés : de l'Alaska au Costa Rica, Canada, ouest des États-Unis
  - Renard roux (Vulpes vulpes), famille des canidés : zone holarctique de l'Amérique du Nord
  - Lynx roux (Lynx rufus), famille des félins : Sud du Canada, États-Unis (sauf le centre), nord du Mexique Lynx rufus
  - Puma ou lion des montagnes (Puma concolor), famille des félins : ouest de l'Amérique du Nord, du Canada à l'Argentine
  - Otarie à fourrure des îles Pribilof (Callorhinus ursinus) : eaux froides de l'Amérique du Nord
  - Lion de mer de Steller (Eumetopias jubatus) : nord de l'Océan Pacifique
  - Phoque veau marin (Phoca vitulina) : Alaska, Canada, est des États-Unis
- Cétacés
  - Rorqual commun (Balaenoptera physalus), au nord du 80e parallèle nord
  - Mégaptères ou baleines à bosses (Megaptera novaeangliae)
  - Bélouga (Delphinapterus leucas), famille des monodontidae : régions arctiques de l'Amérique du Nord
  - Marsouin commun (Phocoena phocoena), famille des marsouins : au sud du 70e parallèle
- Rongeurs
  - Écureuil gris (Scirus carolinensis) : Est du Canada, est des États-Unis Scirus carolinensis
  - Chien de prairie (Cyonomys ludovicianus), famille des écureuils : prairies de l'ouest des États-Unis
  - Petit Poltouche (Glaucomys volans), famille des écureuils : centre et est des États-Unis, Mexique
  - Castor américain
  - Souris à pattes blanches (Peromyscus maniculatus), famille des hamsters : de l'Alaska au Mexique, sauf dans le sud-est des États-Unis
  - Rat musqué (Ondatra zibethicus), famille des campagnols : Amérique du nord, jusqu'au golfe du Mexique
  - Ourson coquau ou porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum) : Canada, nord-est des États-Unis
- Lagomorphes
  - Pika d'Amérique du Nord (Ochotona princeps), famille des pikas : ouest de l'Amérique du Nord, de la Columbie britannique à la Californie et au Nouveau-Mexique
  - Lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus) : est des États-Unis (sauf Nouvelle-Angleterre)
- Lamantins
  - Lamantin d'Amérique centrale (Trichechus manatus) : sud-est des États-Unis
- Ongulés artiodactyles
  - Pécari à collier (Tayassu tajacu) : Arizona, Nouveau-Mexique, Texas, Mexique
  - Cerf à queue blanche ou cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) : du sud du Canada jusqu'en Argentine Odocoileus virginianus
  - Elan ou orignal (Alces alces) : Alaska, Canada
  - Caribou (Rangifer tarandus) : Alaska et Canada
  - Pronghorn ou antilope à cornes fourchues (Antilocapra americana) : de l'Alberta à l'ouest des États-Unis
  - Chèvre des Rocheuses (Oreamnos americanus) : Sud-ouest de l'Alaska et du Canada, ouest des États-Unis
  - Bighorn (Ovis canadensis) : du sud du Canada au nord du Mexique
  - Boeuf musqué : Canada
  - Bison d'Amérique (Bison bison) Image:Didelphis virginiana with kids.jpg|Opossum de Virginie Image:Myotis mystacinus.jpg|Vespertilion à moustaches Image:AmericanMink.jpg|Vison américain Image:Procyon lotor 1.jpg|Raton laveur Image:Cynomys ludovicianus.jpg|Chien de prairie Image:Beaver01.jpg|Castor Image:Bobcat.jpg|Un lynx roux (Lynx rufus) Image:White-tailed deer.jpg|Cerf de Virginie

Liens externes


- [http://www.populationdata.net/ameriques.html Liste des pays d'Amérique du Nord sur PopulationData.net]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Amérique_du_Nord Amérique du Nord sur Wikitravel]
-
ja:北アメリカ ko:북아메리카 simple:North America th:ทวีปอเมริกาเหนือ zh-min-nan:Pak Bí-chiu

Australie

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Blaireau

ko:오소리 ja:アナグマ catégorie:Mammifère (noms vernaculaires) Catégorie:mustélidé Le blaireau est le plus gros mustélidé d'Europe. Il est trapu et peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue) pour une vingtaine de kilogrammes. Il est reconnaissable aux bandes longitudinales noires qu'il porte sur le museau. Monogame à vie, le blaireau d'Eurasie se trouve dans presque toute l'Europe au sud du cercle polaire. La femelle, plus grosse que le mâle, est appelée blairelle. Les petits sont les blaireautins. Il est plantigrade (ce qui l'avait fait classer autrefois avec les ursidés). Nocturne et omnivore (insectes, rongeurs, tubercules, mais aussi œufs et jeunes lapins), il n'a pas bonne réputation auprès des agriculteurs et des chasseurs ce qui lui vaut souvent d'être classé comme nuisible. En fait, les végétaux constituent une part bien plus importante de son alimentation que chez les autres mustélidés et les services qu'il rend en détruisant une foule de mollusques, rongeurs et insectes - il dévaste les nids de bourdons et de guèpes- l'emportent largement sur les dégats qu'il peut causer! C'est un animal fouisseur, capable de construire de vastes galeries familiales dans les sols les plus durs. Mais il ne dédaigne pas s'installer dans des terriers existants (renards). Un même terrier peut être habité des dizaines, voire des centaines d'années, remanié de génération en génération!

Le crâne du blaireau

renard Fait marquant, on remarque une forte protubérance sur le dessus du crâne, il s'agit d'une caractéristique des crânes des carnivores : la crête sagittale qui résulte de la soudure de l'os pariétal qui abrite le cerveau du blaireau. Mesure :
- Longueur totale : 146 mm
- Diamètre orbital : 19 mm

Nota bene


- « Le blaireau » est également le surnom de Bernard Hinault quintuple vainqueur du Tour de France.
- Les Blaireaux est un groupe lillois de chanson française.
- En argot, un « blaireau » est un imbécile.

Campagnol

catégorie:Mammifère (noms vernaculaires) Nom vernaculaire de nombre de rongeurs de la sous-famille des Arvicolinae et notamment des genres :
- Arvicola
- Chionomys
- Clethrionomys
- Dinaromys
- Lemmiscus
- Microtus On distingue de façon générale les campagnols des autres muridés par leur allure plus trapue, leur queue courte, des yeux et des oreilles peu proéminents. On peut citer :
- le campagnol terrestre
- le campagnol amphibie
- le campagnol des neiges
- le campagnol de Martino Voir aussi les campagnols-lemmings du genre Synaptomys

Poisson

] Un poisson est un animal vertébré aquatique, pourvu de nageoires et dont le corps est couvert d'écailles. Jusqu'à présent, il a été répertorié plus de 27 315 espèces de poissons. Les poissons ne sont pas un groupe phylogénique mais un stade évolutif correspondant aux trois classes suivantes:
- les Chondrichtyens (ou Poissons cartilagineux) comprenant 800 espèces
- les Ostéichtyens (ou Poissons osseux) comprenant 22 000 espèces
- divers groupes de poissons sans machoire (agnathes) parmi lesquels on peut citer les lamproies et les myxines. À noter qu'aujourd'hui les myxines ne sont plus considérées comme des vertébrés.

Statistiques économiques

Production

Stocks

Exportations

Importations

Voir aussi


- Liste de poissons.
- Liste d'articles sur les poissons.

Racines associées


- Poisson se dit piscis (pisces au pluriel) en latin, d'où :
  - Pisciculture...
- Poisson se dit ichthys en grec (plus exactement le mot grec se transcrit ainsi en latin) ; l'Académie française a simplifié le groupe chth en cht en 1878 mais l'on retrouve le groupe complet en anglais par exemple ; d'où :
  - Ichtyologie...
- Poisson se dit fish en anglais d'où :
  - Phishing

Liens externes


- Voir un schéma détaillé d'un [http://www.infovisual.info/02/032_fr.html poisson osseux], de [http://www.infovisual.info/02/033_fr.html l'anatomie interne], et du [http://www.infovisual.info/02/034_fr.html squelette]
- http://www.fishbase.org/search.php?lang=French Base de données de poissons
- http://www.vesque.fr/index.php/la-planete-bleue-les-monstres-marins-des-abysses/ Photos de poissons abyssales Catégorie:Fruit de mer Catégorie:Zoologie zh-min-nan:Hî ko:물고기 ms:Ikan ja:魚類 simple:Fish th:ปลา

Homme

Cet article porte sur l'homme en tant que mâle de l'espèce humaine. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Homme (homonymie). Homme (homonymie) Homme (homonymie) Un homme est un individu adulte de sexe masculin de l'espèce humaine, par différence à la femme (individu adulte de sexe féminin) et à l'enfant (jeune individu). de l'homme sont les androgènes parmi lesquels la testostérone pour la reproduction des spermatozoïdes en vue de la fécondation (procréation des êtres humains). Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les poils (en nombre causé par les androgènes) et l'accroissement de l'organe reproducteur.

Voir aussi


- femme
- enfant
- virilité | comparaison biologique entre la femme et l'homme
- transsexualité
- hominisme

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/005_fr.html Schéma détaillé de la morphologie d'un homme]
- [http://www.biblioconcept.com/citations/homme.htm Quelques citations sur l'homme] catégorie:anthropologie catégorie:organisation sociale catégorie:anatomie ja:男性

Rage

La rage est causée par un virus qui provoque une encéphalite chez l'animal (y compris l'homme). Les carnivores sont surtout touchés. La présentation habituelle est celle d'un animal présentant des symptômes nerveux, parfois une agressivité bien qu'il existe aussi des formes plus frustres où l'animal est particulièrement calme. Entre 40 000 et 70 000 personnes décèdent de la rage chaque année dans les pays d'Afrique et d'Asie, où la maladie est endémique.

Description du virus

La rage est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus. Ce sont des virus enveloppés à ARN (acide ribonucléique) et à symétrie cubique. À ce titre (virus enveloppé), ils présentent une grande sensibilité aux agents physico-chimiques de désinfection et donc une faible résistance dans le milieu extérieur. Le virus de la rage infecte tous les mammifères. Il a un tropisme nerveux, et en particulier le système nerveux central (SNC), ce qui explique les troubles observés. Quel que soit le traitement, la mort est inéluctable une fois les signes cliniques déclarés.

Transmission et symptômes

Un animal infecté par le virus de la rage peu commencer à l'excréter jusqu'à 15 jour avant les premiers signes cliniques. Le virus est alors présent dans toutes les sécrétions de l'animal, y compris dans ses fèces. Vu sa fragilité dans le milieu exterieur, l'entrée du virus dans l'organisme ne se fait que par le biais d'une effraction de la peau ou par les muqueuses buccale ou oculaire. La transmission in-vitro peut aussi se faire par voie aérosol, via les muqueuses; c'est par exemple ce qui se passe dans les cavernes habitées par des chauve-souris enragées : on a relaté deux cas de spéléologues ayant contracté la rage après avoir été en contact avec des aérosols provenant de chauve-souris enragées... De façon plus rare, la transmission peut aussi intervenir dans une chirurgie par transmission cornéenne. La rage se transmet le plus souvent par morsure, mais peut aussi être transmise par simple léchage ou griffure. Après une infection humaine, le virus pénètre (directement ou indirectement) le système nerveux périphérique. Il voyage alors le long des nerfs vers le système nerveux central. Pendant cette phase il ne peut pas être facilement détecté par le système immunitaire de l'hôte, et la vaccination peut toujours conférer une immunité. Une fois que le virus atteint le cerveau il provoque rapidement une encéphalite et les symptômes apparaissent. Il peut aussi infecter la moelle épinière, provoquant une myélite. La période d'incubation est le plus souvent de trois à douze semaines mais peut atteindre deux ans. Chez l'animal, les symptômes dépendent de l'espèce concernée. Typiquement, on observe une ataxie généralisée, de l'hyperesthésie, des douleurs cervicales, une hypersalivation marquée et parfois des convulsions des muscles faciaux (en particuliers des masséters). Dans le cas des carnivores, un comportement anormalement agressif peut être observé mais n'est pas systématique. Dans ce cas l'animal cherche à mordre tout objet se situant à proximité de sa tête, et ne lâche pas prise après morsure. L'aboiement d'un chien enragé est spécfique, bitonal (on n'oublie pas un tel aboiement lorsque on l'a entendu...). On recherche ainsi systématiquement à écarter en première intention la rage lorsqu'un chien vient en consultation avec des troubles nerveux. On observe chez l'homme des troubles des fonctions cérébrales supérieures, anxiété, confusion, agitation, jusqu'à atteindre le délirium, les troubles du comportement, les hallucinations et les insomnies. La production de grande quantité de salive et de larmes avec difficulté de déglutition sont typiques des phases avancées. Spécifiquement chez l'homme se développe également en fin d'évolution une hydrophobie: la vue de liquide provoque une peur non raisonnable, alors que le contact entraine des sensations de brulures insoutenables. La mort, inévitable, survient de deux à dix jours après les premiers symptômes. insomnie

Prévention et traitement

On peut prévenir la maladie à condition de s'y prendre avant que n'apparaissent les premiers signes, c’est-à-dire pendant la période d'incubation, en appliquant une vaccination curative comme l'a démontré Louis Pasteur en 1885. Sachant que la maladie se transmet le plus fréquemment par morsure, mais parfois aussi par léchage d'une blessure ou par une griffure, et qu'il s'écoule entre deux et huit semaines avant qu'elle ne se déclare, cela laisse un temps de réaction. En fait la durée de l'infection dépend de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure (plus elle est proche d'une zone riche en terminaisons nerveuses, plus vite la maladie se déclare) et de la gravité de la plaie. Des rappels doivent être fait régulièrement. Il est utile de retirer autant que possible le matériel infecté après la morsure s'il y a lieu. Lorsque la maladie se déclare sans vaccination préalable, elle est le plus souvent synonyme de mort : en effet, il n'y a que cinq cas connus de malades ayant survécu grâce à une vaccination après l'apparition des symptômes. Cependant fin 2004, à Wauwatosa dans le Wisconsin, un traitement expérimental a permis de sauver sans vaccination une jeune adolescente américaine contaminée par une chauve-souris. Le traitement consiste à plonger le patient dans une coma artificiel pour ralentir la progression de la maladie et à lui administrer un traitement médical intensif.

Zones infectées

La maladie tuerait entre 40 000 et 70 000 personnes chaque année à travers le monde et ces chiffres doivent être considérés comme alarmants. En France, les derniers cas de rage sur des êtres humains, remontent à 1924, cependant des voyageurs peuvent être contaminés à l'étranger, dans les pays à risques, et revenir malades. La maladie était considérée comme disparue depuis le début de l'année 2001, bien que :
- La maladie susbsiste encore dans un réservoir animal représenté en particulier par quelques renards du nord et de l'est de la France, et par les chauve-souris, mais il est fort peu probable que ces animaux transmettent le virus à l'homme.
- Il y a un risque permanent provenant des animaux, en particulier les chiens, importés illégalement, des pays de l'Europe de l'Est et du Maghreb, malgré la sanction prévue d'être condamné à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Lors de l'été 2004, une petite chienne, nommée Tiki, importée illégalement du Maroc, le 11 juillet, comme souvenir de séjour, a fait souffler un vent de panique dans le sud-ouest de la France. Morte le 21 août, trois jours après avoir manifesté les premiers signes de la maladie, la chienne aurait pu contaminer d'autres animaux ou des humains, avec qui elle avait été en contact lors de des nombreux déplacements de son propriétaire dans la région. Sous l'effet de la maladie, elle aurait causé des morsures à plusieurs reprises. Finalement l'ensemble des personnes et animaux menacés ont pu être retrouvés et la menace circonscrite.

déclaration obligatoire

En France et en Belgique, cette maladie est sur la liste des Maladies infectieuses à déclaration obligatoire

Liens externes

Catégorie:Médecine vétérinaire Catégorie:Zoonose Catégorie:Maladie virale ja:狂犬病 zh-min-nan:Siáu-káu-pēⁿ

Europe de l'Ouest

L'Europe de l'Ouest est une région géographique située dans la partie occident</